Black Rose - Aide moi à vivre (Terminée)

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Humaine
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Âge IRL : 27
Messages : 83
Date d'inscription : 30/07/2016
Âge du Personnage : 26 ans.
Race : Humaine.
En couple avec : Lukian
Métier : Serveuse & Libraire / Ancienne prostituée.
Multi-Compte : Molly & Lorenzo (A venir) & Ofélie (A venir)
Actif ? : Active !
Identité Générale
★ Nom : Quian, est le nom que lui a offert la propriétaire de la maison close dans laquelle Mei-lin habitait, à l'image de tout ce qui la concerne, ce fut un patronyme volé en échange d'un peu d'argent et auquel elle n'accorde ne semblerait-il ni importance, ni attachement. En vérité, elle y accorde une affection toute particulière, puisqu'il fut son premier pas vers la liberté.

★ Prénom : Mei-lin, est le prénom que son père, un nord coréen de mère chinoise lui a offert. Il est probablement mort désormais, voir torturé ou enfermé à vie par le gouvernement qu'il a rejeté en aidant sa mère et ses deux filles à s'enfuir de la république populaire de corée du nord. "Black Rose" est son ancien pseudonyme de prostituée.

★ Année de Naissance : 14 Février 1990.
★ Âge : 26 ans.

★ Origine : De père coréen, sa grand mère été chinoise et sa mère une ex-patriée française, qui est morte d'un cancer lorsqu'elle était encore très jeune. C'est donc son père et sa grand-mère qui l'ont élevé en compagnie de sa jumelle. Elle a grandit en Corée du Nord, puis en Chine.

★ Métier : Ancienne prostituée, elle se cherche désormais un avenir, mais connaît plusieurs difficultés, car elle ne sait pas écrire ou du moins n'en a pas l'habitude, ce qui la trouble beaucoup. Elle aimerait cependant apprendre et se montre volontaire, voir qu'on a inculqué en elle la connaissance de la langue locale l'a fait pleurer de joie la première fois. Elle a du mal à réaliser qu'elle peut comprendre sans avoir eu à apprendre le saol commun et les habitants de la citée de Ta Suil.


Physiologie & Psychologie
D'un caractère doux et réservé, on n'entend jamais Mei-lin parler pour ne rien dire. Elle ne s'exprime que rarement, ne donne pas facilement ses opinions. Elle paraît toujours dans la lune, à promener ses yeux dans le vide comme une âme en peine. Pourtant, elle ne se plaint jamais et n'est pas non plus affable, elle a son petit caractère, ses caprices, c'est juste qu'elle n'est pas bavarde. Elle préfère garder ses pensées secrètes, se montrant extrêmement réservée et méfiante de quiconque, même ses proches. Cela vient sans doute du fait qu'elle a pendant longtemps vécu dans un monde où chaque mur avait une oreille et où la dénonciation était monnaie courante.

Ainsi discrète et secrète, lui arrachait un mot ou un sourire peut sembler bien difficile. Toujours calme et posée, il n'est pas facile de comprendre Mei-Lin, dont l'apparente fragilité cache bien des surprises dont une personnalité plus pétillante qu'on ne pourrait le croire. Il faut cependant comprendre que Mei-lin ne connaît pas grand choses de positifs de la vie. Elle n'a connu que les bas quartiers et la dictature, le monde de la prostitution et de la drogue, où les hommes sont tous des chiens et les femmes des objets. Ce n'est pas vraiment une ambiance qui lui a donné une bonne estime d'elle-même, encore moins la confiance de l'amour. Mei-lin ne sait pas ce que c'est d'aimer, elle a toujours tout subi en attendant que cela passe, en priant pour de meilleurs jours. Quels meilleurs jours ? Elle est bien incapable de le savoir dans la mesure où son bonheur a toujours tenu à peu de choses.

Mei-lin est maladroite, elle ne sait pas comment manifester sa joie, ni sa satisfaction. Il faut lui apprendre pas à pas, comment rire, sourire plus qu'en coin de lèvres. Elle ne sait pas s'habiller de façon plaisante, elle a plus l'habitude des habits désuets, des petits morceaux de tissus pâles qu'on arrache et déchire, que des doigts gras salissent sans y attacher aucune importance. Cela l'a profondément marqué dans sa chair comme dans sa tête et a forgé cet agaçant et dépressif masque de solitude qui est le sien. On a souvent envie de claquer Mei-lin, la secouer et l'énerver, qu'elle réagisse quand elle se contente de ne pas broncher. Pourtant, en vérité, elle est sensible, émotive, jalouse, amusante et même colérique sauf qu'elle refoule sans arrêt. Tout est dans le fond, dans le creux du ventre, coincé dans la gorge et incapable de sortir. Mei-lin, c'est une enfant égarée, une personne en manque d'affection et en besoin d'un point d'ancrage, quelqu'un d'aussi innocent qu'il n'est sale de corps et de souvenirs.

Physiquement, Mei-lin est très jolie. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que l'agence l'a remarqué, elle et  sa peau de pêche, avec sa taille toute menue et ses joues délicatement rosées. En tout cas, ce n'est certainement pas pour son éducation, ni même son intelligence, parce que bien que Mei-lin ne soit pas bête, on ne lui a jamais appris à lire ou écrire correctement. Elle ne connait donc que quelques bases de coréens et pas d'anglais, quant au chinois elle sait juste le parler. En même temps, elle n'a jamais été en Chine pour étudier, vendu à sa fuite de Corée du Nord, elle n'a rien vu de ce beau pays si ce n'est ses endroits les plus vils.

Pas plus haute qu'un petit mètre soixante, Mei-lin a des doigts longs aux ongles courts. On lui a toujours coupé pour qu'elle ne griffe pas ses clients sans le vouloir et elle a gardé cette habitude même quelques mois après son arrivée sur Saol Eile. Ainsi encore aujourd'hui, elle se les coupe parfois trop court, à sang même sans le vouloir, s'abimant la peau des phalanges qu'elle couvre alors de pansements. De formes agréables, sans être non plus voluptueuse, Mei-lin a surtout une magnifique paire de gambettes, des jambes fines et souples, avec des cuisses fermes qu'on imagine sans mal entourer quelques pairs de hanches vives.

La bouche pulpeuse et naturellement rouge, Mei-lin a l'habitude qu'on lui demande d'embrasser, ce qu'elle faisait sans se plaindre, mais de manière tellement apathique qu'on a parfois pas hésité à la claquer. Il est vrai qu'en dépit de son expérience et de son corps qui appelle à la passion, il est rare que Mei-lin y mette vraiment du sien, même si elle en serait tout à fait capable pour peu qu'elle le veuille. L'air terriblement fragile, Mei-lin a le genre de visage innocent qu'on veut maltraiter et briser, ce n'est pas le type de beauté envers qui on se sent protecteur, au contraire. Elle appelle plus à la sauvagerie et elle garde d'ailleurs quelques légères cicatrices ici et là, d'une ou deux affaires qui ont mal tournés pour elle sur Terre. On peut donc bel et bien la qualifier de sensuelle en dépit de ses airs juvéniles d'eurasiatique.

Mise à part, Mei-lin est tendre d'épiderme comme de baiser et d'attitude. Et pour peu qu'on la chérisse suffisamment, elle serait être pleines de douces promesses.


Biographie

Le petit journal de Mei-Lin Quian


Février 1994 – 4 ans

-Tirez les rideaux...

On murmurait tout bas, on se glissait dans l'ombre et vérifiait qu'aucune fenêtre n'était ouverte. La nuit était déjà bien noire, mais on était jamais trop prudent et il n'était pas bon de laisser entrevoir la moindre lueur en cette heure tardive. Comme à son habitude, Mei-Lin suivait son père du regard tandis qu'il terminait de recouvrir les vitres salies de leur bicoque d'un morceau de tissu rouge et abîmé de trous, un drap désuet pris au hasard qu'il fit passer par dessus une vielle barre de fer rouillée et déglinguée. Le plancher craqua sous sa chaussure et il jeta un regard scrutateur au dehors, attentif aux moindres mouvements d'ombres qui pourraient se manifester au cœur de la pénombre. Près de sa jambe, Tatiana suçait son pouce avec vigueur tandis qu'à l'arrière de la cuisine Mamie Zheng terminait de faire cuire les gyozas du nouvel an chinois. La fête était bien sûr proscrite en Corée du Nord et s'ils se faisaient attraper entrain de manger ce bon repas, nul doute qu'ils atterriraient en prison ou pis. Mei-Lin cligna des yeux, ses doigts encore pleins de farine et de pâte, le bol de garniture tranquillement renversé à la gauche de son coude. Encore jeune et inconsciente de ce que cette agitation pouvait bien signifier, Mei-Lin se rappellerait pourtant toute sa vie de ces mois de février passés à confectionner les raviolis en secret, la grimace inquiète de son père et l'air calme de sa grand-mère alors qu'elle faisait cuire le tout dans une poêle sommaire. Pour la petite famille pauvre qui se contentait au quotidien de riz sans saveur, les gyozas étaient un met de luxe dont Mei-lin n'oublierait jamais le délicieux goût un peu trop huileux.

Décembre 1998 – 8 ans

-Couvre-toi les yeux.

Mei-Lin serra fort les paupières. En haut de l'estrade, le bourreau actionna la manivelle. Il y eut un craquement, puis un blanc. Un bruit sourd et froid, qui fit frissonner Mei-lin de terreur, puis légèrement pleurer. Ses larmes trempèrent ses joues glacées. On lui essuya hativement, si fort que son visage en fut rougie. La pendaison était monnaie courante ici. En public peut-être moins, mais bien existante. Il ne fallait pas sangloter, ni se plaindre. Sauf que c'était la première fois que Mei-Lin y assistait et également la première fois qu'une personne qu'elle connaissait se faisait exécuter. Les yeux entrouverts, entre ses petits doigts, elle entrevit le corps de sa voisine se balançait tel un pantin désarticulé. Quand son père comprit qu'elle regardait, il se baissa vivement et lui cacha la vue de sa paume. Elle se souviendrait longtemps de son odeur ce matin-là. Un mélange de sueur, de peur et de crainte. Jamais il ne la serra plus étroitement qu'en cette minute affreuse, comme complice du meurtre qui avait été commis. Quelle avait été le crime de leur voisine ? Passer un appel à l'étranger ? Regarder un film américain ou bien oser exprimer son opinion à un politicien ? Mei-lin ne le saurait jamais, son père ne voudrait pas lui dire. Ni pourquoi, ni comment, celle près de qui elle avait vécu près de dix ans avait brusquement était saisie par la milice sans prévenir. Peut-être n'y avait-il même au final aucune raison. C'était la loi, juste la loi.

Août 2002 – 12 ans

-Prenez-celle-ci.

La voix étouffée de sanglots de Mamie Zheng parvint à Mei-lin de façon lointaine. Anesthésiée par la lourde chaleur, trempée par la pluie, les jambes lourdes et les pieds nus et pleins d'échardes, Mei-lin n'avait jamais été aussi fatiguée et morose. Elle avait mal et elle avait faim. Elle saignait, pleins de coupures, ses phalanges boueuses sur le poignet de Tatianna qu'elle tenait à peine. Dans sa mémoire étrangement flou, même le visage de son père n'avait plus de forme, ni de nom. Mei-lin avait mal, Mei-lin était triste. Soudainement un bras poilue s'accrocha à sa taille et elle fut tirée en arrière. Elle protesta une seconde, mais déjà Mamie Zheng la sommait d'obéir, son visage ridée enduit de la plus dure et la plus terrible expression alors qu'un homme que Mei-lin ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam la tirait. C'était peut-être la fatigue, les kilomètres ou cet interminable voyage, toujours-est-il que Mei-Lin n'eut pas la force de protester, ni de comprendre. Elle se crispa et ses pupilles s'écarquillèrent un instant, mais elle resta muette, la gorge coincée. Sa voix ne sortirait plus pour très longtemps.

Janvier 2006 – 16 ans.

-On raconte que tu ne parles jamais ma Rose. Ne connais-tu donc pas le chinois ?

Mei-lin releva son regard noisette sur l'homme, un poil intriguée par ce soudain et inhabituel accès d'intérêt. Les mains enfoncées dans le pantalon de ce dernier, il était difficile de comprendre pourquoi il s'efforçait à tenir la conversation en pareille situation. Sa barbe blanche, ses yeux étriqués, l'homme avait des airs de vieux renards. Il paraissait fourbe et sournois sans pour autant manifester cette aura menaçante et déplaisante, ce manque de classe et de vulgarité que la plupart de ses autres clients dégageaient. Mei-lin les lèvres closes, réfléchit à ce qu'elle pourrait bien pouvoir dire qui ne conduirait pas à une mauvaise punition, ni à son renvoi immédiat. Elle avait toujours appris à se taire, c'était une valeur sûre, surtout en Chine. La jeune prostituée se fit morose, mais son beau visage de porcelaine ne laissa rien transparaître. Violée et vendue, Mei-lin avait eu le temps d'apprendre en quatre ans toutes les règles de sa maison de passe. Ce n'était pas bien plus compliquée qu'en Corée, il suffisait qu'elle se taise et fasse ce qu'on attendait d'elle. Non, la principale différence c'est qu'elle était désormais seule le soir à dormir sur le plancher, seule à traîner dans la poussière, seule à pleurer en silence et seule à se mourir de faim et de froid. Ses belles prunelles se ternirent et égale à sa réputation, une fois de plus se tût. On ne lui reprocherait jamais d'avoit dit une sottise, si elle ne s'exprimait pas. C'était mieux comme ça, plus facile à gérer. Elle se contenta donc de prendre le pénis de l'homme dans sa bouche et de faire ce pourquoi il l'avait payé, le distrayant rapidement de sa question sans réponse. Et puis Mei-lin n'était tout simplement pas prête à parler la langue maternelle de celle qui l'avait lâchement abandonnée.

Février 2010 – 20 ans

-Joyeux Anniversaire, Ma rose.

Mei-lin attrapa le paquet dans un tremblement discret. Depuis qu'il l'avait récupéré, le vieux Lin Tao Quian la traitait presque comme sa famille. Elle retrouvait en ses mots doux une présence paternelle et en ses quelques présents le goût d'une vie qu'elle n'avait jamais eu. Incapable d'exprimer correctement sa joie, ni même son étonnement, Mei-lin ouvrit avec émerveillement son premier livre d'anglais. Elle savait désormais déchiffrer les premières lettres et même compter. C'est donc avec une joie palpable qu'elle épela le titre du bout des lèvres. Elle le posa contre son cœur et en embrassa la couverture, enivrée par cette odeur de pages fraîches et neuves. Jusqu'à ce que Lin la récupère, elle n'avait jamais eu la chance d'avoir un bouquin à elle. Son père était trop pauvre et la maison de passe ne se souciait pas qu'elle sache lire, ou écrire. A vrai dire, moins elle en savait, mieux c'était. Elle appréciait donc le présent à sa juste valeur. C'était un trésor. Le regard pétillant, elle vint prendre la main ridée du vieux Lin et posa un baiser sur sa joue grisâtre. Il sentait le parchemin brûlé et le tabac, une nouvelle odeur qu'elle grava dans sa mémoire, comme celle de son père.

-Xie, xie. (Merci)

Mars 2014 -24 ans

Mei-lin essuya ses cuisses à l'aide d'un vieux chiffon sale. Comme d'habitude ça brûlait et elle saignait. Son client du jour était une bête assoiffée de sang qui n'avait pas hésité à la secouer. Elle haussa les épaules dépitées et termina de se nettoyer. Dans son petit appartement minuscule que l'héritage de Lin payait à peine, tout était en bordel. Le sol était jonché de préservatifs et de cartons. Il n'y avait que son coffre cachait sous sous lit de fortune qui était intact. De bois noir bien ciré, il contenait l'unique livre que les autorités l'avait autorisé à garder à la mort de son précepteur. Epuisée, par cette nouvelle journée, comme d'habitude pleins de crampes et de courbatures, Mei-lin s'écroula pour dormir quelques heures avant que le soleil ne se lève et que le cirque reprenne. C'était la même rengaine chaque jour, et elle finissait toujours si épuisée de ses ébats de la journée qu'elle ne remettait rien en place et s'enfonçait dans la saleté. Ceci dit, c'était toujours mieux que la maison de passe et Mei-lin se contentait avec ravissement de ce petit espace. Même si retournait faire les trottoirs n'avait pas été facile, au moins désormais elle choisissait presque ses clients et pouvait de temps en temps manger à sa faim. Elle pouvait également vivre au jour le jour sans avoir quelqu'un pour lui dire comment penser ou agir, comment obéir. Et ça, pour Mei-lin, c'était pour le moment la plus grande des victoires.

-Ca ira, Mei-lin, courage.


Mars-2015 – 25 ans. (Après Arrivée à Saol)

-Il a une grande bibliothèque n'est-ce pas ? Alors ça me va tout à fait, ne vous en faites pas.

Mei-lin une plume à la main s'apprêtait à accepter le profil sans plus réfléchir. Elle n'avait écouté qu'à demi les explications de cette étrange femme en face d'elle, à l'air avenant et aux courbes divines. De toute façon, Mei-lin était encore bien trop perturbée par tout ce qui touchait à ce monde. Elle avait l'impression de marcher chaque jour comme dans un rêve avec la terrible peur que ce dernier ne cesse. Elle n'était sûre de rien, pas même de ne pas être morte. Il lui fallait se pincer à chaque aube pour constater qu'elle n'était pas en plein délire fantasmagorique, ni drogué par un client fou. Elle jeta un nouveau coup d'oeil timide à la magnifique et pulpeuse créature assise de l'autre côté du bureau, toujours subjuguée par l'idée que celle-ci ne soit pas humaine. C'était juste....incroyable. Mei-lin secoua la tête et signa vivement le papier de mariage. Honnêtement, elle se fichait totalement de qui serait son "mithyque" partenaire. Elle n'avait même pas pris l'option de le rencontrer. L'amour, ce n'était pas pour elle. Elle n'y connaissait rien, n'y comprenait rien. A vrai dire, elle n'avait même jamais vu de films d'amours, ni lus d'histoires romantiques. Cette notion n'existait pas dans sa tête, ni dans son univers. En revanche, se faire prendre et tomber enceinte, elle pensait en être capable. Après tout, elle n'avait jamais fais que ça dans sa pittoresque existence.

Août 2016 – Aujourd'hui.

Mei-lin regardait le nouveau papier de mariage comme un ange regarderait un démon lui proposant la pomme d'Eve. Elle le relut encore et se maudit quand pour la centième fois un vilain battement de cœur agita sa cage thoracique au mot « Lukian ». « Lukian ».
Rien n'y faisait, elle en avait le ventre chaud et les larmes aux yeux de honte. Le stylo trembla dans sa main une courte seconde, mais elle accepta parce que quoi qu'elle fasse, elle l'avait toujours souhaité depuis le début, à la première seconde de la première minute du premier jour du premier mois où elle l'avait rencontré. Lukian avait été son désir secret, l'amant de ses fantasmes, une obsession qu'elle ne s'expliquait pas et se refusait. Parce qu'il était un lycan. Parce qu'il était effrayant et bestial. Parce qu'elle était mariée. Parce qu'il était marié. Parce qu'il était le mari de Tatianna.
En pensant à cette dernière, le regard de Mei-lin s'assombrit considérablement. Quelle n'avait pas été son immense surprise et sa joie que de retrouver Tatianna à Ta Suil. C'était comme un petit miracle, un ultime cadeau de la vie. Mei-lin n'avait jamais été aussi heureuse et Tatianna aussi malheureuse. Pour une raison que Mei-lin ne comprenait pas d'ailleurs et ne comprendrait désormais jamais. Tatianna n'avait pas été heureuse de la revoir. Elle avait bien-sûr accepté de lui parler et lui avait même présenté Lukian -grossière erreur- mais, elle ne l'avait jamais fais de bon cœur. Pourquoi ? Va savoir. C'était un mystère de plus pour Mei-lin et elle n'était pas bonne pour élucider ce dernier. De toute façon, elle ne cherchait jamais plus loin. C'était s'exposer à trop d'ennuis et maintenant qu'elle était veuve de mari et définitivement orpheline, Mei-lin ne voulait plus y penser. Son cœur aussi plat qu'une pierre ne se sentait même plus capable d'aimer. Il n'y avait que ce malsain désir et la culpabilité pour la ronger de l'intérieur. Dire qu'il y a quelques mois, elle s'était imaginée que le destin l'épargnait enfin de ses maux. Il fallait croire que ce dernier n'avait pas fini de jouer avec ses nerfs. Qu'importe...elle ne renoncerai certainement pas à sa part de bonheur, aussi infime soit-elle.
Elle signa.

Résumé rapide des évènements important :
Année 1990 : Tatianna et Mei-lin naissent, leur mère décèdera un an plus tard.
Année 2002 : Mei-lin, Tatianna et grand-mère Zheng s'enfuit de Corée du Sud, Mei-lin se fait vendre au passeur.
Année 2006 : Rencontre avec Lin Tao Quian qui deviendra son ami et la récupèrera sous son aile pendant quelques années.
Année 2015 : Se fait recruter pour aller sur Saol Eile et n'ayant rien à perdre s'y rend sans broncher ! Elle y retrouvera sa sœur Tatianna.
Année 2016 : Elle, son mari et Tatianna sont impliqués dans un accident de voiture dont elle ressort seule survivante. Elle épouse l'ancien mari de sa sœur, Lukian.


Derrière l'écran ?
★ Pseudo : Comment peut-on vous appeler ou quel pseudo vous utilisez souvent sur la Toile ? Mei ira très bien !
★ Âge : 22 ans !
★ Comment avez-vous connu le forum ? Par les fondateurs !
★ Code : (dans le règlement)
★ Qui est la créatrice du Flux ? : La magnifique Ourania !
18.08.16 2:42
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Humaine
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Âge IRL : 27
Messages : 83
Date d'inscription : 30/07/2016
Âge du Personnage : 26 ans.
Race : Humaine.
En couple avec : Lukian
Métier : Serveuse & Libraire / Ancienne prostituée.
Multi-Compte : Molly & Lorenzo (A venir) & Ofélie (A venir)
Actif ? : Active !
Et voilà, j'espère que mon Lukian aimera cette fiche ! ^^

Je modifie s'il y a un souci.

Ps : Pour la corée du nord, je me suis inspirée du discours extrêmement poignant d'une jeune coréenne ,il y a de cela quelques années. Cela m'avait profondément touché, tout ceci est bien réel. ;-;
23.08.16 19:53
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Mythique Femelle
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Âge IRL : 33
Messages : 555
Date d'inscription : 18/07/2016
Âge du Personnage : 581 ans
Race : Draconide
Métier : Première Apprentie de Kassandra, mage dimensionnelle
Multi-Compte : Lukian
Actif ? : Oui^^
Fiche Validée
Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Saol Eile et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants. Nous te demanderons aussi d'aller recenser ton Métier cela serait pratique. Si ce n'est pas ton premier personnage parmi nous, merci de nous le signaler dans le Registre des Multiples Personnalités.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Notamment, es autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^
Nous avons aussi le Centre de Messagerie pour les rps de type "épistolaires/mail/sms". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, demander des lieux, trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration...etc.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.

Le staff te souhaite la bienvenue !
23.08.16 20:16
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