Natsuki Fujino ou la Sale Teigne

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Humaine
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Âge IRL : 26
Messages : 127
Date d'inscription : 03/09/2017
Âge du Personnage : 24 ans
Race : Humaine
En couple avec : Personne, je cogne et je mords
Métier :  Flic et pas poule pondeuse !
Multi-Compte : Non
Actif ? : Oui
Identité Générale
★ Nom : Fujino


★ Prénom : Natsuki

★ Année de Naissance : 1992

★ Âge : 24 ans

★ Origine : J’étais officier dans la police de Tokyo. J’ai intégré les forces de police de Ta Suil à mon arrivée.

★ Métier : Je suis flic, pas une poule pondeuse pour êtres surnaturels en mal d’exotisme matrimonial. J’ai intégré le département de Police de Ta Suil parce que je ne pouvais pas retourner sur Terre et parce que je cherchais des réponses sur mon passé.

Je suis entrée dans la police à l'age de 16 ans. Je sortais de l'orphelinat et j'ai tout de suite intégrée une école de cadette. J'ai franchis toutes les étapes. Cadette d'abord, élève policière ensuite, agent de police et finalement inspectrice. J'ai reçu une formation pour intégrer les brigades anti-gang. Naïvement, je pensais que le fait d'être une femme ne serait pas un frein à ma carrière. Malgré mon dossier plutôt élogieux et l'appui de mes supérieurs, j'ai échouée plusieurs fois aux recrutements pour l'anti-gang. Peut être est ce à cause de ma réputation de casse cou ? Ou bien parce que je deviens vraiment mauvaise quand les choses dégénèrent ? Mes collègues me surnommaient la Sale Teigne… J'avais la gâchette facile selon eux. J'ai surtout eu la malchance de me retrouver régulièrement dans des situations plutôt dangereuses...

La différence depuis que je suis à Ta Suil ? Maintenant je dois arrêter des Onis ou des Minotaures… Forcément, il y a de la casse…

★ En couple avec : Personne pour le moment. Je suis souvent trop cassante et j’ai du mal à accorder ma confiance. Je préfère les aventures sans lendemain, quitte à les regretter bien vite…

★ Presentation :

« - Bon ? Cela fait maintenant deux heures que nous sommes là, vous savez ? Vous ne pourriez pas simplement nous parlez de vous pour que nous enregistrions votre présentation ? Dites simplement quelques mots qui donneraient envie à nos candidats de vous rencontrer. Vous êtes là pour cela : Pour changer de vie et qui sait pour trouver l’amour. Vous verrez, vous n’êtes pas condamnée à rester seule toute votre vie… »

Je grimace et je m’enfonce plus encore dans le fauteuil. Je ne veux plus être ici en face de cette… Je ne sais même pas comment ça s’appelle… Une sorte d’esprit translucide… Bref, j’en ai marre de cette mascarade. Si je me suis présentée à l’agence matrimoniale, c’est parce que j’y suis obligée. Je laisse échapper ma frustration. Je suis mal à l’aise avec les psys. Avec eux, je finis toujours par m’énerver ou par pleurer.

« - Bonjour, mon nom est Natsuki et je cherche quelqu’un qui… Je…Non je ne peux pas… »

La conseillère me sourit et tente de me rassurer.

« - Parlez simplement… Dites ce que vous rechercheriez. C’est juste une présentation, vous savez ? »

Non la vérité c’est que je ne cherche personne. J’en ai rien à foutre d’un être surnaturel qui cherche une gentille petite jument humaine avec qui pouliner. Je devrais dire cela, tiens… et ajouter que je suis capable (tout vampire, loup garou ou Oni qu’il soit)  de casser le poignet ou le nez de la personne qui me toucherait. Je n’aime pas qu’on essaye de me caser.

« - Je ne suis ni sympa, ni amusante. Je ne sais pas faire en sorte qu’on m’apprécie… »

Pourquoi est ce que je dis cela ? J’ai pas envie de paraître pathétique… C’est cette foutu psy et ses talents empathiques qui me fait dire ça. J’en suis sure. Je n’ai pas chance en amour et l’insistance de l’agence pour me caser me mets mal à l’aise. D’autant que mes expériences avec les hommes ne sont pas de grands succès…

« - Merde, j’en ai vraiment marre de cette connerie ! »

Je me lève brusquement en renversant le fauteuil. Je veux me diriger vers la porte, mais la conseillère me rattrape et doucement me reconduit jusqu’à ma chaise. Son sourire mièvre m’énerve mais je la suis en m’excusant…

« - Je vous en prie. Je ne vous juge pas. Je voudrais vraiment vous aider… »

Je m’assoie à nouveau. Je voudrais croire que je peux trouver quelqu’un. En fait, rencontrer quelqu’un d’une espèce différente pourquoi pas ? Enfin, du moment qu’il y ait un minimum de compatibilité anatomique et que physiquement… C’est juste que je ne me crois pas capable d’accepter la compagnie d’un homme…

« - Parlez juste de vous. »

Je reste silencieuse un long moment avant de finalement parler à nouveau. Les mots qui sortent de ma bouche, je ne les ai jamais dit à personne

« - Un miroir brisé : Voila ce qu’est ma vie. Ma vie est un mensonge. J’ai perdu des pans entiers de mon enfance à cause d’un accident… et la même chose s’est passée à mon arrivée ici la première fois. Je me sens perdue… Je ne sais plus ce qui est réel. Alors je tape sur tout le monde et je suis agressive… Au cours de ma courte vie, j’ai souvent été blessée et battue mais je me suis toujours relevée. Je ne suis pas assez intelligente pour abandonner. Plus on me cogne dessus, plus je deviens mauvaise et teigneuse. Je ne sais pas renoncer, alors je dépasse souvent les bornes. Je suis seule et en général on me quitte vite quand on me connaît. »




Physiologie & Psychologie


CARACTÈRE:

Je ne suis pas quelqu'un de facile à vivre, je dois le reconnaître. Au premier abord, je suis froide, voire glaciale. On m'a surnommée l'iceberg au boulot. Et c’est le plus gentil des surnoms que l’on me donne.  Mon problème, c’est que je n'ai jamais su me faire des amis. Les personnes auxquelles je tiens sont toutes venues me voir de leur plein grès et ont passé outre ma froideur apparente. Je ne sais pas pourquoi, je ne réussis pas à m'ouvrir aux autres ? Je crois que j’ai peur d'être à nouveau blessée...

Comprenez moi : j’ai perdu la mémoire a deux reprises et j’ai échappé à un attentat quand j’étais enfant. Avec les autres, je me sens comme un petit oiseau aux ailes brisées. J’ai l’impression que le meilleur de ma vie c’était justement ces moments perdus dont je n’arrive pas à retrouver le fil. Ne pas m’ouvrir aux autres, c’est une façon de ne pas être blessée à nouveau. C’est  aussi une façon de rester seule à jamais… Et merde…

Moi ? Un iceberg ? N'importe quoi ! Je voudrais tant pouvoir m'ouvrir aux autres, mais je ne sais pourquoi, mes tentatives pour me rendre sympathique n'attirent au mieux que des regards gênés et polis. Lorsque je suis gentille, je ne suis pas crédible. Au mieux, je suis maladroite, au pire, je fais une erreur et j’insulte la personne. Que faire ? Me taire et donner l’impression d’être hautaine, c’est la seule solution que j’ai trouvée.

Alors je me consacre à mon travail : Je suis zélée, efficace et tenace. Je suis loin de l'image donnée par Columbo ou Sherlock Holmes. Je ne suis pas une policière dotée d'un sens de la déduction surnaturel. Non, je suis un pit-bull qui ne lâche jamais sa prise. C'est justement ce qui m'attire tous ces ennuis : A Tokyo, j'ai été réprimandée de nombreuse fois pour mes cascades et ma façon très particulière de procéder à une arrestation... Et mon manque de respect pour la hiérarchie… Tout cela n’arrange rien.

J’ai parfois l’impression que je suis faite pour l’action : lorsque je suis en danger, tout est clair dans ma tête. Je deviens froide, calme et insensible. Forcément, vu de l’extérieur, cela donne l’impression que j’y prends du plaisir. Je comprends qu’on me prenne pour une psychopathe parfois.

J'ai souvent dû passer des évaluations... C'est la règle après une fusillade ou un accident. Je crois que les psy ne m'aiment guère : J’ai lu mon dossier : On me reproche mon manque flagrant d'émotion, une froideur excessive au cours d'une intervention, un courage inconscient, une difficulté à communiquer et à me reposer sur les autres... Ces mots figurent sur mon dossier de la police de Tokyo et ils me font le même effet que si je prenais une gifle ! Comment pourrais-je ressentir quelque chose alors que j’ai parfois l’impression d’être morte avec mes parents quand ils ont été tués dans l’attentat ? Une morte vivante…

Pourtant, je m’émerveille et je rêve. Une zombie ne ferait pas ces choses là, non ? Je m’imagine explorer des mondes merveilleux, parcourir des étendues sauvages à moto et me baigner dans toute sorte de lacs aux eaux cristallines. Je reste parfois des heures devant un aquarium simplement à regarder les poissons nager. Je suis accro à l’adrénaline. La vitesse, la pratique des sports de combats… Une intervention de police qui dégénère…

Je n'ai pas vraiment de vie privée. Je n'ai guère d'amis non plus. Au fond de moi je sais que cela n'a pas toujours été le cas. Je sais que j'ai été heureuse à une époque... Je suis sure que j'ai été aimée. Quelque chose me manque… J’ai perdu le souvenir d’une fille étrange qui me déstabilisait. Je n'ai pas compris ce que je ressentais alors. J’étais surement heureuse d’être aimée par une personne qui lisait en moi comme dans un livre ouvert. C’est tout ce dont je me souviens de mon grand amour de l’année de mes 16 ans. Je crois que je n’ai pas compris que j'étais amoureuse. Je ne l'ai su que bien plus tard. J’ai conservé le sentiment d’avoir perdu ma chance d’être heureuse. Pour la première fois depuis la perte de mes parents. Alors, j'ai bâti autour de moi des murs pour ne plus jamais souffrir.

Peu de choses trouvent grâce à mes yeux... Je m’accroche à mes brides de souvenirs perdus. Pourtant j'aime rouler sans jamais m'arrêter sur ma moto. Passer des heures à rouler à la belle étoile seule avec mon engin vrombissant. Je souris, je suis heureuse lorsque mes cheveux volent dans le vent. Je joue de la flûte traversière. Je compose mes morceaux. Mes influences ? Tout ce qui est jazzy... Jazz et flûte traversière, le mélange peut surprendre, j'admets. Je regarde des séries sentimentales. Plus elles sont mièvres, plus elles me plaisent... Je cache bien sûr cette tare infamante... J'aime me baigner dans les eaux tumultueuses de l'océan. Plus la mer est déchaînée, plus j'aime. Le contact de l'océan en furie me lave de toutes mes peines... Rien d'autre... Ah... Si... Bien sur... J’ai le cœur brisé et la mémoire en miette…

Je suis consciencieuse et efficace. Je n'aime guère m'occuper des petites affaires mais je fais mon travail comme il le faut. J'aime à penser que je suis juste et impartiale mais on me qualifie souvent de froide et de sévère. Insensible ai je entendu une fois alors que j'ai descendu un gangster qui tenait un collègue en otage, un fusil à canon scié sur la tempe. N'ai-je pas sauvé mon collègue ? Je savais que je ne raterais pas mon tir. Je le savais...

L'action est ce que je préfère. Je n'ai peur de rien. Je suis une fille qui ne lâche jamais et je poursuis ma cible jusqu'au bout. M'intimider ne sert à rien. Je ne suis pas du genre à rechercher l'affrontement, mais j'avoue ne pas le refuser. On se moque de moi dans mon dos, je le sais... Pour certains de mes collègues, je suis une tête brûlée, pour d'autre, je suis cet iceberg avec qui ils doivent collaborer. Alors forcément c'est moi qui subis leurs blagues douteuses. Je bois mon café salé, mon casier est recouvert de photos de filles nues et parfois je m'assois sur des punaises. S'ils savaient ... S'il savaient les larmes qui me viennent aux yeux quand je pense à celle dont je ne connais même plus les traits ? Et puis un jour vient où lors d'un braquage la sale teigne entre en scène. Je suis rapide, efficace, et mortelle. On me félicite alors, on me regarde de travers, on me dit d'aller voir un psy pour évacuer le stress... Et puis quelques jours plus tard, je suis à nouveau celle qui n'arrive pas à s'intégrer....



PHYSIQUE:

Je dois me décrire, je crois ? C’est difficile pour moi : C'est un peu comme prendre une photo d'un suspect au commissariat. C'est une image fixe qui ne permet pas de voir la vitalité, la séduction derrière l'image archivée. Je ne suis pas très grande. Les gens sont souvent surpris par ma taille plutôt menue. Pourtant, je suis mince et sportive. Enfant, j'ai sûrement pratiqué longtemps la danse classique et la gymnastique. J'en ai gardé un corps souple et musclé. La pratique de la Boxe Thaï et  du Jiu-jitsu a sculpté mes muscles. Je suis féline et agile. J’ai plus de force qu’on ne le croit, ce qui surprend toujours. Ou j’ai peut être plus de hargne en moi que l’on n’en soupçonnerait chez une jeune femme qui n’a pas le physique d’une géante des pays de l’Est.

L’attentat auquel j’ai survécu m'a coûté mes parents. Il m'a aussi coûté mon genou droit. Je suis incapable de danser à présent. J'ai une raideur qui m'interdit de plier ma jambe comme auparavant. Je peux courir sans problème, mais parfois mon genou lâche. J’ai toujours une cicatrice impressionnante qui barre celui-ci.

Mon visage ? Je le trouve banal est sans intérêt... J'aimerai être une fille souriante qui attire les regards mais on me trouve souvent froide et hautaine. Pour voir mon sourire, il faut souvent me déstabiliser et me laisser sans voix ou me surprendre lorsque je crois que personne ne m’observe.

J'ai de longs cheveux noirs et les yeux bleus. Je ne me maquille que très peu. A peine, je souligne mes paupières et mes cils. Je me préfère au naturel. Enfin sauf si je dois dissimuler les vestiges d’une soirée que je regrette bien vite ou les conséquences de mes interventions qui dérapent. Oui, j’ai parfois des ecchymoses des bleus ou un coquart…Ma peau est pale et prend vite des marques. A la suite d’une lubie d’un soir, je porte un tatouage de rose épineuse sur le ventre, juste en bas sur la droite. Gare au piquants me suis-je dite… Bon, ce n’est pas très original quand même…

Bon, soyons honnête : Si je me regarde toute nue dans ma glace, je dois reconnaître que je ne suis pas si banale que cela... J'ai de jolis seins qui attirent les regards, une taille fine et des petites fesses musclées. Mes jambes ne sont pas aussi longues que je le voudrais mais je les aime bien. Elles sont gracieuses. Je hais mon genou fragile.

Quant à mon visage ? Lorsque je souris devant ma glace, la fille que je vois en face de moi me semble une étrangère. Elle a un air doux et mutin que je n'ai pas dans la vraie vie. Pourquoi ai-je du mal à sourire aux gens ? Si je pouvais avoir dans ma vie de tous les jours cette expression rêveuse et enfantine que j’ai au réveil, tout serait plus simple pour moi, je crois.

Je peux plaire au premier regard, je le sais. Malgré mon sale caractère et mon apparente froideur, je sais que je pourrais être plus séduisante si je m’en donnais la peine (ou si je savais comment faire). Ce qui gâche tout, c’est ma méfiance et la sale teigne qui sommeille en moi. Oh je peux être mauvaise… Il me faudrait peut être m’habiller autrement. Avec mes jeans troués, mes santiags et mes blousons de motarde, c’est sur je fais dans le cliché de la rebelle mal embouchée. Pourtant c’est comme ça que je me sens à l’aise. Je me sens emprunter lorsque je porte une robe. De toute façon, je préfère les tenues pratiques et confortables.

Que dire de plus ? Je fais de délicieux pancakes. Je sais que cela n’a rien à voir avec mon apparence mais c’est important si un jour vous vous réveillez chez moi dans mon lit. Et non, je ne les apporterais pas en nuisette, je dors en pyjama.





Biographie


Je sens le vent qui file dans mes cheveux. La vitesse me grise. J'attaque le virage par la trajectoire la plus courte. Je me penche sur ma moto et mon genou effleure le macadam humide. Je me redresse et j'accélère à nouveau. Le moteur rugit et je file dans le vent sur cette route forestière détrempée par la pluie. Rouler à toute vitesse sur ma moto est l'un de mes rares plaisirs. Je n'oublie pas ce que je suis, mais mes mauvais souvenirs se font moins douloureux... Je file sous la double rangée d’érables et de pins, traversant un nuage de feuilles et d'épines qui s'envolent... Au loin, en contrebas de la route et de la forêt, les eaux tumultueuses de l'océan s'écrasent sur les rochers et la falaise. Je file sur la route à toute vitesse, rejointe et escortée un instant par des dragon lucioles translucides, attirés par les phares de ma moto. Un moment de grâce presque irréel qui se termine soudain lorsque je m'engage à toute vitesse dans le virage en épingle. Je me sens moi même en cet instant : Libre et sure de moi. Comme souvent lorsque je pilote, les souvenirs refoulés se mettent à défiler dans ma tête...

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Parfois lorsqu'on repense aux années que l'on a vécut, on trouve un instant clé après lequel tout bascule. Votre destin est changé à jamais... C'est ce que j'ai souvent entendu dire. Dans mon cas, je pense que c'est vrai. J'étais une fille plutôt heureuse. Je n'étais pas insouciante et pleine de vie. J'étais une enfant timide qui avait du mal à se lier aux autres. Je vivais dans mes rêves et j'avais du mal à m'ouvrir au monde qui m'entoure. Les ruptures changent votre vie, pas ce que vous êtes au fond de vous. Je resterais toujours au fond de moi cette enfant timide qui ne savait pas se faire des amis. Si j'ai appris à ne plus me laisser marcher sur les pieds, si j'ai appris à me battre contre la vie qui m'a apportée tant de souffrances et déceptions, je ne suis pas devenue une femme épanouie et bien dans sa peau.

Je suis née à Tokyo. Mon père était cadre supérieur chez Honda. Il travaillait beaucoup, peut être trop et n'était guère présent à la maison. Ma mère était une femme douce et posée qui avait été danseuse de ballet. Elle avait arrête sa carrière à ma naissance. Un cadre familial comme on en voit d'autre en fait. J'aimais mes parents et ils me le rendaient bien. Cela se passait plus mal à l'école. J'étais timide et réservée et mes camarades ne m'aimaient guère. Mon univers se limitait à mes parents et à la danse. Maman m'avait poussée dans cette voie et j'y excellais.

J’adorais aussi la maison de mes grands parents à la montagne. Je pouvais passer des heures à me promener dans les bois sur la bicyclette avec les petites roues que l’on m’avait offert. Peut être mon goût pour les longues ballades à moto vient il de ces moment où je parcourrais les chemin sur ma petite bicyclette, grognant des "vraaaaouuum" sensés figurer le vrombissement d'une moto de course. La forêt était magique à mes yeux. Elle dissimulait des mystères qui ne demandaient qu'à être découverts. J'avais pris l'habitude de m'échapper pendant que mes grands parents dormaient et j'allais la nuit dans la forêt. Oui je sais, j'étais déjà intrépide...

Un jour, échappant à la vigilance de mes grands parents, j’ai découvert une grotte non loin d'un ruisseau qui tombait en cascade dans un petit étang remplit de carpes. Eclairée par ma lampe torche, je m'y suis glissée et j'ai découvert tout au fond une sorte de cercle miroitant dans lequel je voyais des images comme dans une télévision… Je me rappelle avoir tendu la main. Une sorte de petit dragon translucide s'est enroulé autour de mon poignet et j'ai souris. Je sais que j'ai avancé et que mes pas ont franchit le cercle miroitant. Après, je ne me souviens plus de rien. J’ai eu l’impression ce jour là que j’avais vu quelque chose de merveilleux. Ce souvenir est resté très cher à mon coeur et il m'a aidé à tenir bon lorsque les temps se sont fait plus durs.  Je sais à présent que j'avais découvert une faille entre notre monde et un lieu non loin de Ta Suil. Pourquoi s'était elle crée justement à cet endroit ? Pourquoi justement devant la petite fille que j'étais ? Peut être cette grotte était-elle sacrée du temps de mes ancêtres ? Je ne sais toujours pas de nos jours. Je n’ai pas revu ce cercle avant l’année de mes 16 ans, mais c’est une autre partie de l’histoire.

Mes grands parents étaient âgés et ils sont morts quelques années plus tard. J'ai été très triste mais la vie continuait. Mon père a vendu la propriété ancestrale et j'ai fini par oublier la grotte merveilleuse. J’avais pris confiance en moi et l'un dans l'autre, je crois que je commençais à me lier aux autres. J'étais une fleur prometteuse qui ne demandait qu'à éclore. Ma réserve naturelle et ma timidité auraient fini par disparaître et j’aurai pris confiance en moi si je n’avais vécu un jour funeste… Je le revis encore et encore dans mes rêves malgré les années passées et je me réveille souvent en tremblant, assaillie par les cauchemars.

Un jour où nous avons pris un avion privé qui devait nous emmener aux États Unis... Un fou s'est emparé de l'avion et nous a détourné jusqu'à un terrain d'atterrissage isolé. De ce jour, je ne me souviens que de la fumée, du choc, de la douleur... Il y a eu une explosion et mes parents sont morts. J'ai été gravement blessée. Mon genou a été brisé. Ce jour là, j'ai tout perdu : mes parents, ma vie, la danse...

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Perdue dans mes pensées, j'accélère à nouveau sur la route sinueuse et montagneuse. Au détour d'un virage, un camion se présente devant moi. Je me penche sur ma moto et elle s'incline légèrement sur ma droite.  Le camion me fait un appel de phare. Je l'évite et je file au ras de sa remorque pour ne pas perdre de vitesse. Je laisse échapper un petit rire sous mon casque. Je roule à présent sur une ligne droite qui longe des pavillons résidentiels. Une jeune fille aux cheveux bleus est assise sur un portail en pierre. Elle porte une petite jupe à carreau d'écolière et tient dans sa main un sucre d'orge. La corne torsadée qui pousse sur le sommet de son front et les sabots à la place de ses pieds me permettent de l'identifier comme une petite licorne sous forme humanoïde.

Je souris de plus belle en songeant combien le monde peut être merveilleux : Enfant une motarde est passée en trombe près de moi et je me suis retournée pour la regarder filer à toute vitesse. Aujourd’hui, je vois une petite licorne sur le bord de la route. Elle m’observe les yeux grands ouverts. Peut être cette petite mythique aura t'elle envie elle aussi de conduire un engin vrombissant un jour ? J’ai voulu plus tard imiter la motarde qui m’avait surprise. Quelques années plus tard, j'étais la championne de la police de Tokyo. J'ai remporté plusieurs courses, certaines officielles sur circuit et d’autres plus illégales dans les rues de Tokyo. Je pourrais prétendre que j’étais en infiltration mais ce serait un mensonge. J’étais là bas parce que j’avais besoin de me sentir vivante.

J'aime la vitesse. J'aime sentir l'adrénaline qui monte dans mes veines lorsque je suis prise par le démon de la vitesse. Je ne peux plus danser, mais j'ai trouvé un exutoire bien plus prenant. Je suis flic et pourtant ce que je fais là est totalement illégal. Comme lorsque je file ce soir sur cette route sinueuse à plus de 230 km/h. alors que la limitation est à 70km/h... J’ai besoin de me souvenir du passé et je ne connais rien de mieux pour qu’il afflue à nouveau...


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Bien sur, à l’époque où j’ai perdu mes parents, j’ai vécu les pires années de ma vie. Je n’avais plus de famille, alors j’ai été confiée aux services sociaux. Des gens très gentils se sont occupés de moi. Ils m'ont souris, ils m'ont parlé et ils m'ont dit que mes parents seraient toujours là, en moi... J'ai regardé ces gens et je me suis demandée s'ils étaient me prenaient pour une demeurée... Je me suis forgée une carapace suffisamment solide et j'ai trempé mon cœur dans de l'acier. La souffrance est devenue une amie... Je ne parlais plus à personne, je refusais de communiquer... On m'a confiée à un orphelinat. Le jour de mon arrivée, j'étais pleine de rage et de colère. J'en voulais à la terre entière. Mon malheur était la seule chose qui importait.

J’ai rencontré une fille aussi perdue que moi. Nous avions toutes deux le même âge... Nous nous sommes liées, nous nous sommes battues contre les terreurs de la cours de récréation. D’autres filles se sont jointes à nous et à chaque fois, j’ai pris leur défense face aux plus grands. Pourtant, j’étais trop timide pour être le centre de notre groupe. Malgré mes efforts, je me suis retrouvée à l’écart. J’étais celle qu’on appelait pour protéger les autres, mais je n’étais pas celle qu’on appelait en premier pour s’amuser.

J’ai grandis seule, en marge de groupes qui m’acceptaient sans vraiment m’intégrer. J’ai gagné une réputation de bagarreuse. Pourtant je me sentais plutôt rêveuse. Des souvenirs de la maison des mes grands parents ont commencé à me revenir en tête. Je me voyais découvrir ce cercle de lumière… Oui celui de la grotte. N’y tenant plus, l’été de mes 16 ans, profitant des vacances, je me suis rendue dans la région où avaient vécu mes grands parents. J’ai franchit une clôture et des grillages et j’ai cherché un jour entier cette grotte que j’avais trouvé dans les bois étant enfant. La persévérance (et sûrement pas mal de chance)  a finit par payer : j’ai finit par reconnaître un petit sentier et j’ai retrouvé la grotte. Quand je me suis glissée à l’intérieur (l’entrée m’a paru bien étroite pour une fille de 16 ans), je me suis arrêtée pour contempler à nouveau le cercle lumineux au travers duquel, je distinguais une source montagneuse aux eaux fumantes autour de laquelle voletait des dragons lucioles. J’ai entendu une fille chanter et je me suis avancée. Sans même m’en rendre compte, j’ai franchit à nouveau la faille.

Il m’a fallut plusieurs années pour que les souvenirs de ma seconde aventure dans le monde des mythiques me reviennent en tête. A la fin de l’été, j’avais presque tout oublié. Je savais que j’avais fait une rencontre et je savais que chaque jour des vacances, j’étais retournée voir mon étrange amie dans ce monde merveilleux. Aujourd’hui encore, je ne me souviens que d’instants et d’impression fugaces. J’étais heureuse. J’avais des sentiments qui naissaient. C’était tout nouveau pour moi et j’avais retrouvé une part de mon innocence perdue. Et puis tout m’a été enlevé à nouveau. Plus rien, plus de souvenirs… Après quelques jours de désespoir, je me suis persuadée que tout n’avait été qu’un rêve. J’ai décidé de ne plus jamais souffrir et je me suis blindée. J’ai dressée entre moi et les autres une barrière invisible et je les ai dissuadés de tenter de mieux me connaître.

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La route se rétrécit et je tombe sur un embouteillage... Je suis tentée d'accélérer, mais je vois une ambulance sur le côté. Je m'approche et je stoppe ma moto. Une jeune femme a eu un malaise... Rien de grave... Je reprends la route. Ma moto vrombit entre mes cuisses. Elle est massive et lourde mais je m'y suis habituée avec le temps. C'est un modèle modifié pour la compétition. Ma moto répond parfaitement à mes gestes et malgré sa puissance et son poids, je n’ai aucun mal à la manier. J'ai consacré une partie de l'assurance vie de mes parents pour me l'offrir. Je me dresse sur mes jambes et je serpente entre les voitures au ralenti. Je dépasse les véhicules à l'arrêt et je mets les gaz. Je suis collée à mon siège de moto et la route se met à nouveau à filer à toute vitesse sous mes roues. Je laisse à nouveau mes pensées vagabonder.

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Pourquoi suis-je devenue policière ? J’ai pris la décision de cesser mes études pour rejoindre le programme de formation des forces de police. J’avais juste l’âge requis pour les pupilles de l’état. Je m’y suis jetée corps et âme. La seule chose qui me restait, c'était l'envie de donner un sens à ma vie... Un homme fou furieux m'avait pris les miens et ma mémoire partait en lambeaux. J'avais la rage en moi. Je voulais me battre contre le monde entier. J’aurai pu choisir l’armée, mais j’avais envie de protéger plutôt que de tuer. Ironiquement, j’ai fini par devenir la Sale Teigne…

Je me suis donnée à fond. J'ai appris à me battre à mains nues, j'ai appris à piloter des motos (ce qui était mon rêve) et j'ai appris à tirer avec des armes de poings. Ma coordination naturelle de danseuse s'est révélée être un atout précieux. J'ai découvert que j’avais un sens inné de mon emplacement dans l'espace. Ce sens s'est révélé précieux lors de mes exercices de tir. Je suis classée tireuse d'élite avec les armes de poings. J’avais le potentiel au départ et sous l'effet d'un entraînement poussé, il s'est concrétisé. Une fille solitaire n'ayant que sa formation dans sa vie, voilà ce que j'étais...

J’ai intégré à peine 18 ans une autre école, celle pour devenir officier. Je ne voulais pas être une flic en uniforme. Je voulais arrêter les gens qui faisaient du mal aux autres. Naturellement, j’ai postulé pour l’anti-gang. J'ai été recalée... Trop jeune, je manquais d’expérience. On m’a mise sur le terrain dans une brigade de quartier d’abord. Je me suis vite faite remarquer…

Pas de chance ? Ou peut être que c’était justement l’opportunité à saisir. Trois hommes ont pris une banque en otage et j’étais parmi les clientes. J’ai sorti mon arme sans réfléchir et j’ai fait feu. Le premier homme s’est effondré. Les deux autres ont paniqué. Pas moi. J’ai fait feu à nouveau, en même temps que celui que je visais. Je l’ai tué. Sa balle ne m’a même pas effleurée. L’homme avait tiré sous l’effet de la panique. Le troisième a pris une vieille dame comme bouclier humain. Il m’a ordonné de lâcher mon arme, me menaçant d’abattre son otage. Je n’ai même pas cillé. J’ai fait feu et je l’ai tué lui aussi. Trois hommes sont tombés au sol en trois balles. Deux sont morts sur le coup, une balle dans la tête. Le troisième a survécu. J’ai découvert ce jour là que j’étais vraiment quelqu’un de mauvais quand les choses dégénéraient.

J’ai été félicitée au tout début. J’ai reçu des éloges pour avoir sauvé tous ces gens d’une prise d’otage. Je ne me sentais pas particulièrement glorieuse mais j’étais satisfaite d’avoir fait mon travail. Mais bientôt des questions ont commencé à être soulevée. N’avais-je pas été un brin trop radicale ? N’aurai-je pas pu négocier ? Ou au moins viser pour neutraliser plutôt que pour tuer ?  La police ne prend pas à la légère la mort de suspect durant leur interpellation, même en cas de légitime défense. J’ai vu des psys. Mes supérieurs voulaient s’assurer que je n’avais pas été traumatisée. Assez vite, les collègues ont commencé à me regarder bizarrement. J’étais une bleue qui venait de tuer deux personnes sans sourciller, j’étais froide et glacée et je paraissais hautaine. On a commencé à parler dans mon dos  et j’ai vite gagné ce surnom que je déteste : la Sale Teigne.

Je pensais pouvoir être mutée à l’anti-gang mais j’ai été à nouveau recalée. J’étais trop froide m'a t'on dit... J’avais une tendance maladive à rechercher le danger... Bien vite, j’ai commencé à accumuler ce genre d’incident. Par manque de chance ou peut être parce que les truands ont tendance à paniquer quand je les interpelle, mon « tableau de chasse » s’est alourdit. J’ai été parfois félicitée, parfois sanctionnée. Mes collègues ont commencé à ne plus vouloir travailler avec moi.

J'ai bien vu leurs regards... Ce sont toujours les mêmes... J’étais incapable de m'attirer la moindre sympathie et j’étais considérée comme dangereuse. Mes collègues me détestaient et je me suis condamnée à rester seule. Ma vie amoureuse était un désert aride. Je n’ai pas su comment me faire aimer des gens. Je n’ai pas su comment faire pour briser cette carapace si dure que j'ai érigé autour de moi. Elle m'étouffait...

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Je longe la plage à présent. La route a quitté la forêt pour descendre tout droit vers le bord de mer. Je file le long  d’une étroite balustrade sur lesquels s’assoient d’ordinaire les promeneurs et les vacanciers. En arrivant à Saol Eile, j’ai été surprise par la diversité des habitants. C’est assez dépaysant. Aujourd’hui, la plage est déserte car le temps est à l’orage. Je tourne la tête, profitant de la longue ligne droite sans le moindre passant. Le vent tourbillonne et soulève l'écume de l'océan déchaîné. J'adore cette vue.... Il y a des rochers au loin sur lesquels se brisent les éléments. La route s’élève à nouveau une fois la plage dépassée et je prends une série de virages en épingle à cheveux qui me conduit en haut des falaises. Il y a une plage dissimulée non loin de là. Je l’ai découverte par hasard en arrivant sur ce monde.

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Je n’avais pas beaucoup d’avenir dans la police de Tokyo. Mes supérieurs songeaient déjà à se débarrasser de moi. Je me suis plongée dans mon boulot, refusant de voir la situation qui se dégradait. J’ai pris l’habitude de faire équipe seule et de m’intéresser aux cas que mes collègues dédaignaient. Une série de disparition me préoccupait plus que tout. Rien ne semblait indiquer qu’il y ait quelque chose de mystérieux mais il y avait à chaque fois un point commun à ces disparitions.

Le schéma était toujours le même : les disparus avaient entre 18 et 40 ans, le plus souvent moins de 25 ans. Ils étaient passionnés et cultivés mais vivaient une vie solitaire. Ils n’avaient plus la moindre famille ni attaches. Des gens sans histoires, presque invisibles. La plupart n’avaient jamais eu la moindre contravention.  Ces gens avaient été contacté par une association (jamais la même sauf dans un cas ce qui m’amis la puce à l’oreille) et peu de temps après, ils avaient déménagé sans dire à qui que ce soit leur destination. Rien à signaler d’après mes collègues. Et si j’ai fini par envisager qu’il pouvait s’agir d’une série, c’est la découverte de résidus de silicone dans les appartements des victimes.

J’ai mené mon enquête toute seule. Je n’avais aucun suspect. A chaque fois, la personne qui était entrée en contact avec la personne disparue était différente. C’était parfois un homme, parfois une femme. Il s’agissait toujours d’une seule personne lors du premier contact. Mes collègues de la police de Tokyo me croyaient folle, pourtant tout m’indiquait que quelque chose se passait sous nos yeux. Pas moins de 22 personnes habitant Tokyo avaient disparu et j’étais la seule à m’en préoccuper. J’ai cherché d’où pouvaient venir les résidus de silicones, sans succès. J’en étais réduite à attendre que les ravisseurs fassent une erreur. Elle s’est produite lorsque ceux-ci ont repris un ancien nom d’association pour contacter une jeune étudiante vivant toute seule avec son chat. J’ai eu de la chance cette fois ci car j’avais « convaincu » une bande de quartier de surveiller les locaux loués par les ravisseurs la première fois qu’ils les ont utilisés.

J’ai suivi la future victime, et découvert son contact. J’ai assisté à plusieurs rencontres, toujours en filature discrète. J’ai voulu suivre le suspect mais celui-ci était plus fuyant qu’une anguille. Je n’ai jamais réussi à découvrir où il résidait. Les écoutes réalisées m’indiquaient que l’homme proposait à la future victime de partie pour un long voyage. Il lui proposait de vivre une nouvelle vie. J’ai songé au pire à ce moment là. J’ai faillit arrêter le suspect mais il a mentionné l’existence d’un groupe d’émigrant qui accompagnerait la jeune étudiante. L’affaire devenait plus sérieuse.

J’ai voulu alerter mes supérieurs mais on m’adit poliment d’aller m’occuper des affaires en cours. Ecoeurée, j’ai pris des congés et j’ai suivi l’étudiante jusqu’à un loft où le groupe avait rendez vous. Tous les gens semblaient ravis et inconscient du danger. Ils avaient tous leurs valises, certains emmenaient même leurs animaux de compagnie. Je me suis glissée dans le loft, et j’ai observé ce qui se passait. A ma grande surprise, un cercle de lumière est apparu devant tout les gens rassemblés… j’ai eu un flash de souvenirs… je suis restée immobile sans comprendre. J’ai revu une silhouette gracieuse et je me suis souvenue d’un merveilleux été oublié. J’étais bouleversée. J’avais la sensation de ressentir la chaleur du soleil sur ma peau nue et les dragons lucioles qui se posaient sur mon ventre et m’effleuraient de leurs ailes diaphanes… Je suis restée là, prostrée de longues minutes avant de me rendre compte que le portail était sur le point de disparaître. Sans réfléchir, je me suis jetée en avant pour le traverser.

Je me suis retrouvée dans un hall accueillant où des employées empressées s’occupaient des nouveaux arrivant. Certains leur délivraient des visas, d’autres leur désignaient des logements. La seule différence avec un service d’immigration classique, c’était que les employés étaient… bizarres. Certains ressemblaient à des kamis ou à des créatures des légendes occidentales. J’ai même vu des elfes et un ogre ! Et moi je venais de débouler parmi tout ce beau monde, mon flingue à la main….

Un grand cri  a retenti. Une « fée » m’a pointée du doigt en hurlant et tout le monde s’est couché par terre. Certain se sont mis à fuir sans comprendre. J’ai essayé de calmer tout le monde mais personne ne semblait comprendre ce que je disais. Même les « humains rassemblés » me regardaient avec effarement alors que je leurs criais de venir avec moi. Décidément la situation m’échappait… c’est alors que les vigiles sont arrivés. Deux gros ogres ont tenté de me maîtriser et j’ai tiré. Un coup de semonce au lieu de viser pour tuer parce que je voulais que les «victimes » me suivent. D’autres vigiles, armés ceux là sont arrivés et ont braqué leurs armes sur moi.

De sauveuse, j’étais devenue la menace. D’ordinaire, je me serais contentée de grimacer et j’aurai laissé la Sale Teigne agir. Mais cette fois j’étais perturbée par les souvenirs qui affluaient et par le peu de sens commun des kidnappés. Si je me battais, il y aurait des morts et la situation ne ressemblait en rien à ce que j’imaginais. Ces gens n’étaient pas menacés pour l’instant, si ce n’est pas mon arme. J’ai soupiré et j’ai posé mon arme sur le sol avant de m’allonger sur le ventre, les mains sur la tête.

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Je m’arrête devant la plage et je laisse ma moto garée sur le bord de la rambarde de sécurité. Je descends, sautant de rocher en rocher. Mes bottes foulent le sable humide. Je contemple la mer déchaînée... Certaines choses ne changent pas quelque soit le monde dans lequel on se trouve. Et certaines personnes non plus ne changent pas…

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J’ai passé de longues heures à être interrogée. Je me suis tue, choisissant de ne pas révéler ce que je savais. Je songeais à m’évader et à comprendre ce qui se passait. Contrairement à ce que je pensais, on ne m’a pas fait subir un interrogatoire. J’ai demandé où nous étions et l’on m’a donné des réponses. On m’a parlé de Saol Eile, du problème de démographie et du manque de naissance. On m’a parlé de magie, de rituel et de ce qui avait été fait pour sauvegarder les races mythiques. J’ai compris ce qui s’était passé dans mon enfance : j’avais découvert une faille entre le monde des humains et le monde des mythiques.  On m’avait permis de retourner chez moi en altérant ma mémoire pour ne pas me perturber.

Je posais un problème à mes geôliers : ils ne voulaient pas me forcer à rester mais il était hors de question que je retourne dans le monde des humains sans que l’on altère à nouveau ma mémoire. Et cela, je ne le voulais pour rien au monde. Je ne dirais pas que les négociations se sont passées sereinement. Je n’étais pas convaincu que tout ceci n’était pas une sorte de traite des esclaves. De plus, le programme de l’Agence Matrimoniale me paraissait impossible : J’avais des doutes sur tous ces rituels pour enfanter. Vous imaginez une femme couchant avec un centaure ? Il y a des choses qui sont anatomiquement impossibles… Et puis, que se passera t il le jour où les mythiques se rendront compte que les unions avec les humains fonctionnent ? Deviendront ils des esclavagistes, important des reproducteurs pour créer des fermes d’humains dans leur monde ?

On a tenté de me rassurer et j’ai reçu la visite d’humains intégrés depuis quelques mois. J’ai été libérée et j’ai eu le droit de découvrir Ta Suil par moi-même. La proposition a fait son chemin dans ma tête. Je pourrais rester ici et rejoindre les forces de police locales. Je pourrais ainsi surveiller le programme de l’Agence. De toute façon, je voulais en apprendre plus sur ce qui s’était passé quand j’avais pénétré les première fois dans ce monde.

Ce qui m’a décidée, c’est ce que j’ai découvert : un monde nouveau, des créatures fabuleuses et des esprit qui côtoient une ville moderne. J’étais émerveillée. J’ai suivi le programme de l’agence, promis de laisser celle-ci organiser des « rencontres » (ils peuvent toujours essayer) et j’ai refait mes classe pour intégrer la police de ta Suil. La première fois que je me suis retrouvée face à un minotaure ou un vampire, j’ai eu un choc. Mais la Sale Teigne a refait surface. Je suis devenue encore plus mauvaise. J’ai cogné plus fort, j’ai pris un plus gros flingue et j’ai fais ce que je savais faire de pire. J’ai cassé le poignet d’un ogre, j’ai battu les scores de leurs meilleurs tireurs d’élite et j’ai encaissé ce qu’il fallait pour être enfin reçue.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, j’espérais que tout irait mieux cette fois…mais le cirque habituel a recommencé : Mon nouveau chef m'a regardé comme un insecte nuisible. Il y a eu deux morts violentes ce jour là... l’une causée par mon arme… Certaines choses ne changent jamais... Mon thé a un drôle de goût je trouve... J'ai surpris les regards que me jettent mes collègues. Pourquoi suis je toujours celle que l'on déteste ?

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La mer m’attire… Je me déshabille et je vais plonger nue dans les eaux écumeuses. L’orage ne tardera pas mais je veux profiter de ce temps houleux. J’ai l’impression d’être dans l’œil d’un cyclone. Tôt ou tard, je vais à nouveau me retrouver dans une situation impossible et la Sale Teigne reviendra. Où que j’aille, je n’échapperais pas à ce que je suis. Cette fois par contre, les choses seront plus sérieuses : Avant, j’arrêtais des junkies, maintenant, je flingue des Onis.



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06.09.17 12:49
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Bienvenue parmi nous et bon courage pour l'histoire Smile !

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07.09.17 1:33
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Mon histoire avance Smile

Merci pour tes encouragements.

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Avant, je coffrais des junkies. Maintenant, je flingue des Onis.
07.09.17 3:21
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En couple avec : Personne, je cogne et je mords
Métier :  Flic et pas poule pondeuse !
Multi-Compte : Non
Actif ? : Oui
Bon voilà enfin ma fiche terminée.

La fin a été laborieuse...

Bonne lecture à tous et au plaisir de vous rencontrer en RP (je ne mors pas contrairement à Natsuki) Smile

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Avant, je coffrais des junkies. Maintenant, je flingue des Onis.
08.09.17 3:33
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Fondatrice
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Fiche Validée
Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Saol Eile et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants. Nous te demanderons aussi d'aller recenser ton Métier cela serait pratique. Si ce n'est pas ton premier personnage parmi nous, merci de nous le signaler dans le Registre des Multiples Personnalités.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Notamment, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup Embarassed ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^
Nous avons aussi le Centre de Messagerie pour les rps de type "épistolaires/mail/sms". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage Wink

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, demander des lieux, trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration...etc.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.

Le staff te souhaite la bienvenue !
08.09.17 11:51
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Humain
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Âge du Personnage : 35 ans depuis 2 ans.
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En couple avec : Personne encore. Coeur à capturer : si vous y arrivez.
Métier : Médecin Généraliste / Interniste / Ancien Légiste
Multi-Compte : Xiang ▬ Inferus ▬ Farah ▬ Cyriel
Actif ? : Yep ^^
Hellcome en bonne et dû forme ♥

Y'en a pour qui ça va chauffer en tout cas vu le BG et le caractère XD
Amuse-toi bien ♥
08.09.17 11:57
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Humaine
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Multi-Compte : Non
Actif ? : Oui
Merci beaucoup.

Je promets d'être casse pieds et mauvaise Twisted Evil

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08.09.17 12:25
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