Kanitha Phal [terminée]

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Humaine
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Âge IRL : 30
Messages : 38
Date d'inscription : 11/10/2017
Âge du Personnage : 19 ans
Race : Humaine
En couple avec : /
Métier :  Vendeuse
Multi-Compte : Télès - Niam Eo
Actif ? : Oui
Identité Générale
★ Nom : Phal
★ Prénom : Kanitha (Kan)
★ Année de Naissance : 1997
★ Âge : 19 ans

★ Origine : Phnom Penh, Cambodge
★ Race : Humaine
★ Métier : Vente en tout genre


Physiologie & Psychologie

Kanitha, c'est avant tout de très grands yeux gris-brun, et un minois innocent. Un visage plutôt rond, alléger par un menton étroit. De petites lèvres roses au sourire permanent, un peu rêveur, un nez plat et délicat, mais surtout un regard. Un peu mélancolique, un peu curieux, qui vous observe et paraît voir en vous des choses magiques, dont vous n'avez même pas conscience. Des yeux allongés, à la couleur peu commune dans son peuple, peut-être un ancêtre blanc ? Ça n'aurait rien d'impossible, c'est même bien plus fréquent qu'on peut le penser. Ce regard de chaton, il est souligné par un peu de maquillage, et par sa frange longue et irrégulière, noire comme l'ébène, qui dissimule son front. Quelques mèches autour de son visage viennent caresser ses joues, se coller parfois sur le gloss dont elle souligne ses lèvres, avant de se perdre dans l'ensemble de sa chevelure, qui descend, sombre et lisse, jusqu'au milieu de son dos. Les femmes ont les cheveux longs, chez elle.
Lorsqu'on parvient à se détacher de ce visage juvénile, on peut observer le reste de son corps. Elle est petite, mince, mais quelque chose dans l'arrondi des épaules, dans sa poitrine petite et haute, dans ses hanches et ses jambes, donne une impression de douceur, de rondeur. Un reste d'enfance, ou l'éveil de cette sensualité qui fait l'attrait des Apsaras, les mythiques danseuses khmères qui enchantent les touristes. Une joliesse de poupée de porcelaine, une poupée exotique. Car la peau de Kan n'est pas blanche, elle est d'un brun doré de miel, et brunit rapidement en été. Cette chaleur de son teint est mis en relief par ses vêtements, confortables et pratiques, semblables à ceux de bien des jeunes filles de par le monde, mais toujours aux couleurs vives et claires, aux motifs joyeux, dont l'agencement et le choix laisse deviner un reste d'innocence, l'envie de mordre la vie à pleines dents, et de ne surtout pas lâcher.
Kanitha, c'est aussi un éclat de rire, un babil incessant et joyeux, avec toujours une pointe d'accent.

Mais Kanitha, ce n'est pas qu'un corps, c'est aussi un caractère. Un sacré caractère, même. Dernière née et seule fille d'un couple rescapé des Khmers rouges, elle a grandi dans un pays qui savoure sa liberté retrouvé. On ne lui a jamais rien interdit, elle est capricieuse. Mais elle n'est pas d'une famille riche, alors ce qu'elle veut, elle le sait, et elle se débrouille pour l'obtenir. Elle n'est pas paresseuse, mais elle ne se fatigue pas pour rien.
Le travail à la rizière, elle refuse d'y songer. Elle est jolie et elle le sait. Elle plaît, elle paraît innocente, presque naïve. On lui donnerait le bon Dieu sans confession. Alors elle s'en sert. Elle joue la comédie de l'innocence, un sourire, un battement de cils, quelques mots baragouinés dans une langue qu'elle maîtrise pourtant, et elle a fait acheter à un gogo du pur artisanat made in thailand, trois ou quatre fois le prix. Elle vend sur les marchés, dans les lieux touristiques. Elle sert de guide aux étrangers curieux de visiter sa ville. Le soir, elle est serveuse dans un bar à touristes, elle sait si bien trinquer avec eux, et les inciter à boire. Et lorsqu'ils croient la belle ivre et à leur portée, ils ne referment leurs bras que sur du vide, elle s'est déjà éclipsée.
Ce travail, cet argent qu'elle gagne, elle ne l'économise pas, ne s'en sert pas pour des études. Pourquoi faire ? Elle est jeune, et elle se croit éternelle. Elle n'a qu'à sourire pour pouvoir apporter sa contribution à l'économie familiale, et le reste, il est tout à elle. Pourquoi ferait-elle des études ? Elle parle les trois langues qui suffisent à vivre, dans son pays. Et le touriste est un profit régulier, rentable. Un temps, elle a tenté l'école de ballet, pour devenir Apsara. Elle aime leurs costumes chatoyants, l'admiration avec laquelle on les regarde. Elle danse plutôt bien, et ses mains et pieds sont assez petits et gracieux, mais ça implique trop de travail, alors elle a renoncé à devenir une artiste. Elle suit encore quelques cours, épisodiquement, mais juste assez pour ne pas perdre ses acquis, pour faire illusion devant les touristes. Savoir esquisser quelques mouvements dans un temple en ruine, ça assure toujours un gros pourboire, et ça lui suffit.
Mais elle n'est pas non plus qu'une jolie manipulatrice vénale. Elle aime sa famille, sincèrement, non seulement ses parents et ses frères, mais aussi ses tantes, ses cousins et tout ceux qui en sont membres. Elle a promis à ses parents qu'elle s'occuperait d'eux lorsqu'ils seraient vieux, et jamais elle n'a pensé qu'elle ne tiendrait pas cette promesse. Elle a des amis, aussi, avec lesquels elle forme un groupe soudé, presque une seconde famille, et il n'est pas rare qu'elle use de ses facilités au profit de l'un ou de l'autre, quitte à se retrouver embarquée dans des affaires troubles. La fidélité est envers les siens est inscrite dans chacune de ses fibres.
Mais il n'en est pas de même avec ses petits amis. Elle papillonne et passe d'un homme à l'autre, sans s'attacher. C'est une jeune chatte qui aime à jouer de ses griffes sur le cœur de ses conquêtes, sans se soucier du mal qu'elle peut leur faire. Elle n'en a tout simplement pas conscience. Elle se juge trop jeune pour tomber amoureuse. Accro aux dramas birmans et thaïlandais, elle ne veut pas se lier à un homme qui ne serait pas prêt à tout pour elle, affronter des hordes de méchants armés, combattre un tigre à mains nues et la délivrer avec sa moto rutilante. En cela, elle n'est pas encore sortie de l'adolescence, et les flirts auxquels elle se livre lui paraissent vite ternes et ennuyeux, alors elle change.
Elle passe souvent ses loisirs à regarder des soap hong-kongais, à faire les boutiques et les marchés pour dénicher l'accessoire idéal. Car elle a une passion pour les déguisements en tout genre. Steampunk, cosplays, tout est prétexte à se créer de nouveaux costumes. Sa chambre en est encombrée, laissant à peine de la place pour ses cages et ses aquariums. De nombreuses espèces, à plumes à poils ou à écailles se côtoient chez elle, et il n'est pas rare qu'elle en ramène de nouvelles. C'est en réalité là que passe l'essentiel de son argent.


Biographie

Kanitha, elle nait en 1997, à Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Elle a deux grand-frères plus âgés, mais ses parents, Kim et Tan, sont jeunes encore. Ils se sont mariés tôt, et vite. Comme pour être certains que personne ne les en empêcherait, et ne déciderait pour eux. Cela se comprend, eux-même sont les enfants de mariages arrangés par les Khmers Rouges. Les enfants de viol, probablement, même si ce ne sera sans doute jamais dit. Kanitha n'a connu que Pal, sa grand-mère maternel. Les parents de son père, on ne sait pas où ils sont, ils ont disparu pendant l'exode forcé des citadins, peu après l'évacuation de la capitale, lorsque toutes les familles ont été séparées, et déplacées. Pal, elle a été mariée de force, à un sympathisant de l'Angkar, parce qu'elle était jolie. Elle a eu les cheveux coupés, et presque tous ses enfants sont morts, dans les années qui ont suivies, parce qu'elle devait travailler aux champs, et n'avait pas de rations supplémentaires pour les nourrir. Lorsque les vietnamiens sont entrés dans le pays, son mari s'est enfui, et son nom n'a plus jamais été prononcé. En revanche, elle a toujours insisté pour que ses fille et ses petites-filles fassent attention. « N'épouse jamais un homme qui te bat ! » C'est pour elle que Kan n'a jamais coupé ses cheveux trop courts, parce que cela lui rappellerait trop une période très difficile.

Kanitha, c'est une enfant de l'amour, et de la liberté, malgré les troubles que son pays connaît encore. Contrairement à ses parents, elle peut aller à l'école. Ce n'est pas comme dans les pays riches, il n'y a pas beaucoup de professeurs, beaucoup d'intellectuels ont été exécutés par les Rouges, et sa génération est éduquée par de tous jeunes professeurs, qui ont souvent étudiés à l'étranger. Mais elle apprend à lire, à écrire, à compter. Le reste, elle l'apprend par ses parents, ses oncles et tantes.
Une partie de sa famille vit à Siem Reap, la ville proche du si connu complexe d'Angkor, et elle se rend chez eux à la fin de la mousson, quand arrivent les touristes. Ses cousines et elle forment alors des hordes de petites filles souriantes, proposant avec quelques mots d'anglais et de français des « cadeaux » aux touristes venus visiter les temples. Elles rient beaucoup de ces personnes marquées de coups de soleil, attendris et embarrassés par toutes ces fillettes qui les harcèlent comme une nuée de mouettes, incapables de les repousser sans y laisser quelques dollars. Elle apprend de ces séjours l'art et la manière de vendre très cher des babioles à des étrangers bien plus riches qu'elle, et aussi ses premiers rudiments d'anglais et de français.
Le reste de l'année, elle est à l'école le matin, et l'après-midi, elle accompagne sa mère sur les marchés. Celle-ci y vend des tissus, des bibelots, parfois des fruits ou de la nourriture. Elle apprend à faire feu de tout bois, à toujours avoir plusieurs cordes à son arc. Pendant ce temps, son père et ses frères conduisent leurs tuk-tuks, sorte de carriole attelée derrière leur mobylette, et qui sert de taxi, de bus et de transport de marchandises. Elle développe, de ces journées avec sa mère, des soirées en famille, un amour profond pour sa ville.
Parce qu'elle est jolie et souriante, son père l'emmène parfois avec lui lorsqu'il conduit des touristes. Elle leur plaît, leur passe l'envie de marchander. Ils lui apprennent leur langue, et à l'âge de quinze ans, Tan parle couramment l'anglais et le français. A cet âge, elle se débrouille seule pour vendre au marché. Deux étals, c'est deux fois plus d'argent. Il lui est très facile de vendre de l'artisanat khmer sorti des usines thaïlandaises. Elle prend très vite les bons réflexes : n'avoir qu'un exemplaire de chaque produit exposé à la fois, mais une grande variété. Mélanger les statuettes de bouddhas avec les sachets d'épices, utiliser les tissus « traditionnels » pour habiller son étal. Elle adore cela. Elle y ajoute sa touche personnelle : aimant les déguisements, elle s'affuble d'une coiffe d'Apsara, d'un sarong, et son regard innocent confère à son costume sa dernière touche d'authenticité.
Alors que sa beauté s'affirme, elle se diversifie, en jouant les guides touristiques à travers la ville. Le soir, elle les emmènent dans les quartiers festifs, dans les bars où elle a des accords, et touche une commission sur tous les verres qu'elle leur fait consommer, prétendant avoir 21 ans. Les occidentaux sont bien souvent incapables de deviner l'âge d'une khmère, qui a presque 40 ans en paraît encore à peine 25. Ils sont tellement habitués à ce que les cambodgiens aient l'air plus jeunes qu'ils ne soupçonnent pas leur jolie guide de se vieillir. Ils sont même persuadés qu'elle est plus âgée qu'elle ne le dit, mais qu'ils ne disent rien par galanterie. 21 ans, c'est l'âge magique, où on est encore une fleur fraîche, mais où on est majeure dans les pays des touristes, autorisée à boire et à se montrer affectueuse. Où les désirs qu'on provoque ne sont plus pervers.
Mais elle ne se prostitue pas, bien que ce soit fréquent, et commun. Plusieurs de ses cousines le font, dans des salons de massage, ou avec des consommateurs rencontrés au bar, mais pas elle. Elle n'en a pas besoin. Et personne n'aurait l'idée de la forcer. Une fille se prostitue ou non selon son choix, dans sa famille. Dès que l'on se tient à l'écart des gangs, on est libre. Mais même en se dérobant, en jouant les vierges prudes ou simplement en disparaissant au bon moment, elle parvient à se faire offrir des cadeaux. Une belle écharpe de soie pour cette famille guidée auprès d'une tisserande plutôt qu'une autre, un costume par un vieux monsieur amusé de son caractère enfantin à tant aimer se grimer. Elle est douée en cela, et multiplie les activités, aussi efficace pour attirer des clients chez les « fish doctors » que devant son stand de jus de fruits. Elle n'a que 19 ans, et se croit éternelle. Elle ne se méfie pas.

Cela fait quelques semaines maintenant qu'elle fréquente un homme, un peu plus âgé qu'elle, un expatrié qui se dit japonais. Il n'a pas affronté de tigre ni de mafia pour elle, mais il lui offre toujours des fleurs, de petits bijoux, et ça la flatte. Elle n'est pas amoureuse, et lui ne l'est pas non plus, mais il ne lui demande rien qu'elle ne veuille pas lui accorder. Il l'emmène dans de grands restaurants, mais la raccompagne ensuite chez ses parents, sans même chercher à l'embrasser. Parfois c'est au cinéma, et parfois en salle d'arcades ou chez un vendeur d'oiseaux. Il lui a déjà offert un charmant combattant, en riant qu'il lui faisait penser à elle, très joli, mais mortel pour qui empiète sur son espace vital. Elle a été vexée, mais flattée aussi, qu'il puisse voir derrière son masque. Il l'intrigue.  Elle ignore qu'il n'est pas humain, qu'il travaille pour une certaine Agence. Elle est jeune, charmée et flattée.
Un jour de novembre, il l'invite à profiter ensemble d'un parc d'attraction. La journée se passe en manège et barbe à papa, puis il l'entraîne dans la maison hantée. Elle se demande si il va tenter de l'embrasser, pour une fois, profitant de sa peur et de l'obscurité. Il lui fait passer une porte, la lumière est étrange. Tout tourne. Elle fait quelques pas en titubant, et il la retient. Le décor a changé, elle est sous une coupole, avec d'autres lumières. Elle se tourne vers lui.

« Bienvenue à Ta Suil ! »

Il est le 13 novembre 2016, et sa vie vient de basculer.


Derrière l'écran ?
★ Pseudo : Inaalwyn
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★ Comment avez-vous connu le forum ? Triple compte de Télès
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★ Qui est la créatrice du Flux ? :
11.10.17 22:19
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Fondatrice
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Messages : 621
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Fiche Validée
Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Saol Eile et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants. Nous te demanderons aussi d'aller recenser ton Métier cela serait pratique. Si ce n'est pas ton premier personnage parmi nous, merci de nous le signaler dans le Registre des Multiples Personnalités.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Notamment, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup  Embarassed ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^
Nous avons aussi le Centre de Messagerie pour les rps de type "épistolaires/mail/sms". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage Wink

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, demander des lieux, trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration...etc.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.

Le staff te souhaite la bienvenue !
12.10.17 9:07
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Humaine
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Merci beaucoup !

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12.10.17 9:07
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