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Amalthée Delphoï, tsukumogami [terminé]

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Mythique Femelle
Âge IRL : 31
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Âge du Personnage : 2617 ans
Race : Tsukumogami
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Métier :  Maître de licence d'histoire
Multi-Compte : Télès - Niam Eo - Kanitha Phal
Actif ? : Évidemment
Identité Générale
★ Nom : Delphoï
★ Prénom :Amalthée
★ Année de Naissance : - 600 avant JC
★ Âge : 2617 ans

★ Origine : Pour les Humains uniquement
★ Race : Tsukumogami
★ Métier : Maître de licence d'Histoire à l'Université de Ta Suil


Physiologie & Psychologie
Ton apparence est celle de la haute aristocratie de ta contrée natale, et tu en représentes parfaitement la beauté classique. Ta chevelure, d'un blond lumineux, descend en douces vagues le long de ton dos, jusqu'au creux de tes reins. Ton visage présente un ovale presque parfait, légèrement allongé par ton menton fin, et ta peau est lisse et claire, quoi qu'un brin de soleil suffise à la nuancer d'or pâle. Ton nez est digne des œuvres d'art antiques, droit et régulier, surmontant une bouche petite aux lèvres minces. Tes yeux, en revanche, sont larges, et d'un gris surprenant, semblable à de l'argent mat, sur lequel on ne peut se tromper. Jamais tes prunelles ne paraissent bleues ou vertes, qu'elle que soit la lumière, toujours elles sont grises, d'une teinte précieuse et lumineuse.

Lors de ta naissance, tu étais grande pour une femme, atteignant trois coudées et un pied de hauteur. Aujourd'hui, tu es dans la moyenne, un mètre soixante-cinq, ni petite ni grande. Ta silhouette est fine et élancée, et évoque là encore la statuaire antique, avec des hanches arrondies, des flancs minces, une poitrine modérée, des jambes et des bras longs et gracieux. C'est ce qui fait ta beauté, mais aussi ton étrangeté, cette perfection de marbre ancien, cette rigidité aussi qu'il amène dans ta posture, dans ton maintien, dans l'expression de ton visage, douce mais toujours un peu figée.

Cette rigueur, tu l'atténues un peu par ta vêture, de tuniques drapées, de blouses lâchés, de jupes longues et fluides, de pantalons larges et souples, tout de teintes claires, pastelles, douces. Parfois mal assorties, dans les formes et les couleurs, souvent même. Que t'importe après tout leur allure ? Tu juge ta tenue sur le confort qu'elle te procure, sur la douceur des étoffes, sur la caresse qu'elle pose sur ta peau. Les couleurs, les formes, que t'importent ? Tu ne peux les voir. Car aussi belles que soient tes prunelles, aussi doux que soit ton regard, ce n'est qu'un trompe-l’œil, un joli bijou dépourvu d'utilité. Tu es aveugle, née ainsi et destinée à mourir sans jamais voir la lumière.


Cette apparence, que tu offres aux regards, n'est pas celle de ton premier souffle, de ta première naissance. Il en est une autre, cachée, que tu conserve secrète, que peu ont déjà observés. Qui pourtant est ta forme véritable, naturelle. La forme qui fait de toi un tsukumogami. Tu es une phiale d'argent, ouvragée et gravée, pourvue de mettre sur l'extérieur, bras et jambes d'une finesse féminine, du même métal précieux, qui te permettent la mobilité, et même une certaine agilité dans tes déplacements, bien que tu ne fasses guère plus de vingt centimètres de hauteur, pour un diamètre de trente, sans les membres. Un petit objet, mais fort étrange. En ton cœur, au centre de la coupe que tu formes, une bouche s'ouvre. C'est par cet orifice que tu parles, et te nourris, sous cette allure. Contre le flanc de l'objet, une minuscule oreille te sert à entendre. Mais d'œil, tu n'en as point. Tu es aveugle au monde, comme pour compenser la vision que tu permets à d'autres. Cette forme, tu y dois revenir, pour dormir au moins, bien que le passage du temps t'ais appris à te métamorphoser longuement. Mais le sommeil, toujours, dévoile ce que tu es réellement.


A ta naissance, ton esprit était une toile vierge, sur laquelle les prêtres ont peints les motifs qu'ils désiraient y voir. L'abnégation, avant tout. Tu étais un objet précieux, envoyé par un dieu, il importait que tu ne vois ta valeur qu'en offrande, et non en possession. La chasteté, ensuite. Tu étais femme faite, déjà, et il fallait te préserver des vices de ce monde mortel, la cupidité, la luxure... Tu devais transmettre la parole du Dieu, et ton âme pure était exactement ce qui était attendu d'une pythonisse. Aucune opinion personnelle ne venait polluer tes prophéties, aucun préjugé sur le monde et les puissants, ni sur les peuples de la terre. En toi se déversait le savoir d'Apollon, et tu le transmettais à celle qui te tenait, au cours de ses transes, des hexamètres obscur et sibyllin, mais vrai, toujours. De cette éducation, de cette construction, même, tu as gardé longtemps une habitude de calme, de modestie et de chasteté. Mais le temps a passé, et tu t'es nuancée.

Une fois quittée ta réclusion, poussée par les soubresauts du monde et des religions, ton caractère a changé. Tu as appris à te forger ta propre opinion sur ce qui t'entourait, tu as appris la valeur de l'argent, la vénalité du monde et sa cupidité. Tu es devenue habile à trouver des sources de revenus, en monnayant tes capacités, ou en effectuant les tâches que l'on voulait bien te confier. Tu es devenue intéressée, vénale, car l'argent offre la liberté selon toi. L'argent permet de ne pas errer nue, de manger à ta faim, de dormir sous un toit. Ton argent, ou l'argent d'un autre. Tu as vite compris que le plus facile pour toi était de te placer sous la protection d'un puissant, en échange de ces prophéties que tu provoquais.

Ton apparence demeure humble, mais tu te fais pourtant une haute idée de ta valeur, et ton orgueil, si tu le dissimules, n'en est pas moins vif, et qui le blesse doit affronter ta rancune, tenace, et parfois ta haine brûlante. On t'a tant dis que tu étais belle que sans pouvoir le voir tu en es convaincue, et tu n'hésites pas à en jouer pour parvenir à tes fins, de même qu'à utiliser ta cécité pour que d'autres fassent des efforts à ta place. Tu es cultivée, d'avoir vécue si longtemps, et tu as une intelligence suffisante pour parvenir à tes fins. Tu es hypocrite et dissimulatrice, évidemment, afficher tes vrais sentiments seraient destructeur pour toi.  Cela ne fait pas de toi une très bonne amie, ta compassion atteint très vite ses limites, et tu n'es pas d'une nature fidèle. Fidèle, tu ne l'es qu'à toi-même, et à celui qui fera le meilleur protecteur. Si un meilleur candidat se présente, tu n'as aucun scrupule à abandonner le précédent ; sauf si il dispose d'un moyen de te contraindre.

Car tu crains la douleur physique, plus que tout. Les coups te soumettent, et même les menaces, si tu sens derrière la volonté de les appliquer. Cela te rend docile, plus que l'argent, et si la personne t'effraie suffisamment, tu n'oseras pas même te rebeller contre elle, sauf si tu penses avoir trouver quelqu'un d'apte à te protéger efficacement.

Il n'en est qu'un à qui tu es fidèle, toujours, et c'est ton dieu. Toujours tu lui offres les libations qu'il demande, et jamais tu ne lui désobéis. Toujours le dieu parle pour toi, même après que son culte ait été oublié du monde. Tu demeures sa dernière prêtresse, celle qui toujours lui offre sacrifices et libations. Il a besoin de toi pour continuer d'exister, et tu as besoin de lui pour n'être pas qu'une simple mendiante. Ce qu'il est réellement, tu l'ignores. A-t-il jamais existé, fut-il un mythique habile ? Peu t'importe, en vérité. Peu importe que tu saches désormais la réalité au sujet des prétendus dieux de la terre, mystificateurs habiles. Pour toi un dieu il a toujours été, et demeurera. Et qu'il soit un mythique n'y change rien. Il fut un dieu, doté des pouvoirs afférents. Quelle différence, après des siècles de foi, que sa race porte un autre nom. Il demeure Apollon, ton seigneur. Et désormais tu peux porter l'espoir d'un jour le rencontrer...

Il montre ce qui va advenir, dans un proche futur, à qui te touche, le formule en vers abscons qu'il faut ensuite interpréter. Tes pouvoirs ne sont pas de divination, mais par ta nature tu augmentes les visions des prophètes qui te touchent, amplifiant leurs pouvoirs sans savoir pourquoi. Sans doute parce que tu fus, toujours, objet prophétique, avant même de t'éveiller à la vie. Pour toi-même, tu ne disposes que de ta longévité. Car l'argent ne se corrompt pas au passage du temps, il demeure lisse et parfait, et ainsi tu restes sous le passage des années, sans que l'âge ne te marque, ne t'affaiblisse. De même, tu peux demeurer longtemps sans boire ni manger. Cela ne te tue pas, mais tu souffres néanmoins, comme en souffrirait un humain, de la faim torturante, et de la soif débilitante. Elles ne te sont simplement pas mortelles, seulement insupportables.


Biographie
C'est à partir du huitième siècles avant la naissance du Christ que le sanctuaire de Delphes s'est vraiment développé, et est devenu célèbre dans le monde grec pour les oracles rendus par la pythie qui siégeait en son sein, porteuse de la parole d'Apollon, dissimulée sous un voile et tenant une branche de laurier et une phiale. C'est là que tu es née, le sept du mois de Byzios, jour de la fête de ton dieu, en l'an – 600, après plusieurs siècles déjà de ferveur populaire orientée vers ce lieu où le Dieu avait tranché la tête du serpent Python. Aujourd'hui, ton anniversaire serait vers la fin du mois de février, aux alentours du 20, mais l'écoulement du temps et les changements de calendriers font que tu n'en connais plus la date exacte.

Ta naissance fut étrange, et tu n'en gardes pas le souvenirs. Mais bien des fois elle te fut contée, jusqu'à devenir légende même pour toi. Tu étais une phiale, objet divinatoire utilisée depuis la création de leur ordre par les pythonisse, les Oracles qui demeuraient à Delphes. Mythique ou humain, tu ne savais qui te tenait dans sa main, la cécité et le secret qui les entouraient t'interdisant toujours ce savoir. Mais de simple objet, un jour tu deviens créature, pourvue de membres, et d'une bouche. Affamée, pleurant et gémissant, ignorant qui tu étais, où tu gisais, dans cet obscur coffre où était enfermée la phiale. Les prêtres d'Apollon t'ont recueillie, et t'ont élevée dans la foi du Dieu. Bien vite, ils se sont aperçus que tu aidais la Pythie, qui à ton contact plongeait dans d'étranges transes, prononçant des vers prophétiques d'une précision nouvelle. Ce pouvoir, tu ne sais trop d'où il te vient, tu es persuadée que c'est un don de ton dieu. Sans doute, l'usage qui fut si longtemps fait de toi, pour prédire l'avenir, a-t-il simplement influé sur ta magie propre... Tu étais bénie d’Apollon, objet devenu vivant, et si tes yeux n'ont jamais vu le monde, ton esprit entendait les propos de celui qui t'avait envoyée à eux. Ainsi tu as été éduquée, comme une vivante incarnation de la divinité, mais aussi comme un outil du culte. Aux yeux du monde fut dissimulée ton apparence véritable, par le biais du voile, par l'apprivoisement de tes métamorphoses.

Car après cent ans de plus, tu sus changer ton corps, sans contrôle d'abord. Certains matins, on te trouvait gisant au sol, nue comme une enfant, tes yeux opaques portant leur regard aveugle vers les prêtres, sans conscience d'abord de tes changements. Mais les années passant tu appris à les maîtriser, et ton goût te poussa à garder, autant que possible, une forme humaine. Mais il te fallait reprendre ton corps d'argent pour dormir, et tu te dissimulis alors, comme honteuse de n'être qu'un objet.

Les prophéties était délivrées le jour de ton anniversaire, chaque année, mais les demandes étaient si nombreuses que ce fut ensuite le 7 de chaque mois, neuf mois durant, tout les ans. En dehors de ses périodes, il fut dit que le dieu ne parlait pas. De fait il parlait, presque chaque jour, pour faire prophétiser sur les grands et petits événements, sur le futur des rois comme des paysans, à qui te touchait en possédant le pouvoir de t'utiliser. Mais les prêtres étaient rusés, ils avaient décidé qu'il serait plus glorieux pour le sanctuaire de limiter les jours où tu parlais, pour que les offrandes soient plus conséquentes et leur gloire plus grande.

Tu ne sus rien des troubles politiques qui agitèrent ta ville et ton pays, cloîtrée dans le temple, perdue dans les paroles de ton dieu dont tu ne pouvais contrôler l'apparition ni le sujet, mais que tu aimais tant entendre. Les siècles passaient, et tu n'en devinais l'écoulement qu'aux changements des prêtres chargés de veiller sur toi, jeunes, devenant vieux peu à peu, puis à nouveau jeunes, des étrangers. Le culte te voulait chaste, mais tu étais femme, et les hommes qui veillaient sur toi étaient parfois jeunes, parfois emprunts de désirs que ta beauté et ta vulnérabilité accentuaient. Certains furent doux, et tu aimas cela, d'autres furent brutaux, et s'attirèrent ta haine. Certains t'aimèrent, ou crurent t'aimer, alors que tu étais un miroir vierge reflétant ce qu'ils désiraient y voir. Tu en aimas certains, et pleuras leur disparition, tandis que l'attente de la mort d'autres était ton plus grand espoir. Ils te voulaient ignorante du monde, mais déjà tu apprenais l'amour et la haine, la bonté et la cruauté.

Tu appris que des guerres faisaient rage, lorsque des généraux et des capitaines venaient demander de guider leurs choix, sans jamais y accorder d'importance. Tu ignorais ce que c'était, pour toi cela n'évoquait que des mouvements de troupes, sans que tu prennes conscience que derrière cela se décidait la vie et la mort de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants. Tu appris l'indifférence.

Ton premier réel apprentissage de la peur, non pas la peur des hommes et des coups, mais cette peur qui tétanise et ravage l'esprit, le laissant vide et creux, se fit en -373. La terre trembla. Ce n'était certes pas la première fois, mais cette fois-ci le séisme était d'une force jusqu'alors inconnue de toi. Les prêtres t'avaient portée à l'abri, mais tu ressentais l'agitation du sol qui grondait comme un fauve blessé, tu entendais la chute des colonnes, tu devinais la faille qui s'ouvrait comme une gueule puis se refermait en une fente étroite. Tu crias, tu pleuras, sans que les témoins de ton martyr ne puissent en comprendre la cause. Puis le séisme cessa, les éboulements s'apaisèrent, et tes plaintes se firent pleurs, qui peu à peu se calmèrent. Le site avait souffert, et toi à travers lui, mais il n'avait pas été détruit, et tu vivais. Le temple, en revanche, était disloqué. Ceux qui avait lu d'anciens rapports sur ton histoire étaient peut-être les plus surpris de ta terreur, car en l'an -538, le temple avait déjà été détruit, lors d'un incendie, et tu n'avais souffert que d'une peur humaine. Les convulsions terrestres t'effrayaient bien plus que les flammes.

Le temple fut reconstruit, mais cela prit longtemps, bien longtemps, car les guerres vidaient les caisses de l'état et occupaient les ouvriers, tandis que peu à peu l'influence de Delphes décroissait. Tu ignorais tout de la politique, mais tu sentais cette baisse de la ferveur populaire, comme une insidieuse langueur, qui affaiblissait ton esprit et gâtait ton humeur. Tu deviens plus colérique, plus capricieuse et plus arrogante, comme si par ta foi en toi-même tu pouvais compenser celle que d'autres ne t'accordaient plus. Mais le temple fut néanmoins reconstruit, et il demeure aujourd'hui encore, quoi qu'à l'état de ruines. Le déclin de Delphes s'accentua lorsque Rome conquit la Grèce, et tu entendis alors, parmi ceux qui demandaient tes oracles, des accents jusqu'alors inconnus, tandis qu'une nouvelle langue t'était enseignée, alors que les prêtres se mettaient à parler en latin.

Puis vint la disgrâce, lorsqu'en l'an 392 un édit vint interdire les cultes jugés comme païens par la nouvelle religion de l'Etat, un simple papier signé fort loin de ta demeure, mais qui ordonna la fermeture du temple et la fin du culte d'Apollon. Ce culte que, pourtant, tu ne cessas jamais. Comment pouvait-on croire que tu arrêterais de vénérer celui qui te parlait sans cesse, simplement parce que des mortels en avaient décidés ainsi ? Bien sûr, ton culte était bien modeste, comparé aux libations des siècles précédents, mais ta maigre fortune, tu t'en servais pour acheter une chèvre que tu sacrifiais, pour allumer l'encens votif, pour répandre le vin et l'huile. Et, toujours, tu conservais cachée ta forme de phiale, si vulnérable, n'offrant au monde qu'un visage lisse et doux.

Une ville s'éleva sur le site consacré, et ta cécité, ainsi que ton étrangeté, te firent pour un temps pupille du couvent, où l'on attendait de toi que tu deviennes servante de ce dieu qui prétendait remplacer le tien. Tu jouas la comédie de la dévotion, pour un temps, t'agenouillant lorsqu'il le fallait, recevant l'eau sur ton front incliné, mais tes prières, et ton cœur, toujours se tournait vers le chant, la beauté et la guérison qui sont l'apanage de ton Dieu. C'est à lui, tu en es sûre, que tu dois ta jeunesse éternelle, tout autant que les prophéties. Mais tu revêtis la tenue des servantes du Christ, pour un temps, pour te cacher et t'adapter à ce nouveau monde. Cependant, en ce lieu ta jeunesse, un temps considérée comme un don du Seigneur, devint très vite l’œuvre du démon, et tu dus fuir, après qu'ils aient tenté d'extirper de toi le mal par les flagellations et le jeun. Tu savais la dissimulation et le mensonge, mais tu refusais la douleur.

Quittant pour toujours Delphes, tu erras à travers la Grèce, te faisant vagabonde, mendiante ou prostituée en fonction des besoins et des opportunités. Durant le cinquième siècle après le Christ, tu finis par devenir la protégée d'un riche Grec, qui fit de toi à la fois l'une de ses maîtresses, et sa conseillère. Malgré le culte du Christ imposée à la région, les puissants gardaient le goût des oracles et des devins, des magiciens de Cour qui les distrayaient et les conseillaient. Ainsi en fut-il de toi. Au gré de ses déplacements, tu finis par te retrouver dans ce qui devenait le centre de l'Orient, la grandiose ville de Constantinople. En cette cité, tu trouvas de nouveaux protecteurs, te déplaçant de l'un à l'autre, dissimulée sous un voile ainsi que le voulaient les mœurs de l'époque, ce qui permettait de dissimuler ta trop longue jeunesse.

Tu vécus ainsi plus longtemps que ne dura même ce puissant empire, jusqu'à ce que la fin d'une société et la naissance d'une nouvelle, où les puissants ne tenaient plus cour, où les visages et les noms étaient enregistrés, te pousse à fuir encore, au début du dix-huitième siècle. Tu ne pouvais plus vivre au sein d'une même cité, même si tu adorais cette ville qui deviendrait plus tard Istanbul. Tu partis vers l'Est, changeant de ville à chaque fois que ton âge posait question. Ce fut le début d'une nouvelle errance, pendant plusieurs décennies où tu connus encore le luxe auprès de riches bourgeois et industriels, mais aussi la misère et la prostitution, guidée seulement par la voix de ton Dieu en toi. Toujours tu allais vers l'Est, sachant qu'un passage s'y trouvait, vers un refuge où tu pourrais demeurer aussi longtemps que durerait ta vie sans fin, où tu serais libre de ton culte. Un refuge dont, pourtant, tu ignorais tout, par une porte qui ne figurait sur aucune carte.

Mais toi qui était aveugle, tu savais où la trouver, guidée toujours par les vers sibyllins qui sortirent de la bouche d'une gitane ayant pris ta main, et dont tu parvenais à déchiffrer le sens.

« Vers l'Est toujours tu marches,
Dans la brûlure du sable
Sous la morsure du ciel
Une eau que nulle ne boit
Porte d'un lieu secret
Aux mortels occultés »

Plus d'une fois ces mots sortirent de ta bouche, comme une prière, pour ne pas les oublier, et tu les suivis, avec toute la foi que tu portais à ton Dieu, jusqu'au cœur du désert, et l'oasis qui s'y niché. Jusqu'à atteindre ce passage, enfin, que tu ressentais confusément, et dont parlaient les nomades du déserts, brigands et marchands, qui par charité ou luxure t'offraient un morceau de pain, une gourde d'eau, lorsque le manque se faisait trop difficile. Tu ignorais, pourtant, ce que tu trouverais derrière. Tu ignorais si, une fois franchie la barrière, tu porterais toujours la voix d'Apollon, car nul ne sut te le dire. Mais tu la franchis, afin de protéger sa dernière prêtresse, bravant la noyade pour t'enfoncer sous les eaux. Et ton plus grand soulagement, plus que la fin de l'errance, plus que la fin du secret, ce fut la présence, toujours, du Dieu en ton cœur et ton esprit. Malgré ta cécité, tu avais pu atteindre ce monde caché, appelé par ses habitants Saol Eile. Toi qui avait porté bien des noms durant ta vie, tu repris celui que les prêtres t'avaient donné, Amalthée de Delphes.

Tu arrivas dans une ville qui se targuait d'indépendance, petite cité sise en bordure du grand royaume de Sarovruivre. Tu gagna une place confortable, auprès d'un notable fortuné, qui te prit comme maîtresse autant que comme oracle. Mais les prophéties ne pouvaient rien contre la guerre à venir, et ton protecteur ne désirait connaître que sa fortune propre. Alors vint la guerre, et la destruction, les morts par milliers. Comment tu pus survivre là où tant d'autres mourraient, tu l'ignores. Tu erras, à nouveau, jusqu'à atteindre une ville qui ne soit pas que ruines. Ta Suil. Tu ne voulais plus être mendiante, ni dépendre d'un autre.

Tu te présentas à l'Université, et bien que tu ne saches pas lire ni écrire, tu appris ce qu'il fallait pour enseigner. L'histoire, bien sûr, et tout spécialement celle de la méditerranée, de la Grèce et de l'Empire Byzantin, mais aussi celle de ton nouveau monde d'adoption. Bien sûr, tu as dû apprendre beaucoup de choses, car même ce qui se passait durant ta vie, tu ne le savais pas toujours. Mais tu l'appris, et le compris. Tu devins professeur d'histoire en 1962, puis après une vingtaine d'années, maître de licence, en 1985. L'un de tes élèves, pour te remercier de l'obtention de son diplôme et te féliciter de ce nouveau poste, t'offrit un chien, dont il te dit qu'il était « rouge tricolore », c'est à dire au pelage roux sombre et blanc, avec des taches couleur feu, et de la race des bergers australiens. Il était surtout dressé à guider les aveugles, et capable de t'apporter le téléphone, la télécommande et d'autres objets à la demande. Avec une pointe d'humour, tu l'as appelé Cerbère, et il fut longtemps ton principal ami. Le seul avec lequel tu sois sincère sans fard. Mais la vie d'un chien est courte, et tu pleuras sa mort, à un âge bien avancé. Cependant, l'habitude et le goût t'en demeurèrent, et jamais depuis tu ne vécus sans chien, toujours porteur de ce nom de Cerbère.

La fin des espèces ne t'inquiétait guère. Tu étais stérile, et te pensais destinée à le demeurer, ne vivant que pour toi-même, sans rien à transmettre ni laisser. Puis vint le rituel. Te rendit-il fertile ? Tu l'ignores. Tu ne crois pas à l'amour, tu ne crois qu'à l'argent, et à la survie. T'unir à l'un de ces humains, que le Conseil fait désormais venir, impliquerait que tu subviennes à ses besoins. Et tu n'en as aucune envie, surtout sans certitude de résultat. Tu préfères laisser cela à d'autres. A ceux que ça intéresse.


Derrière l'écran ?
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Tsukumogami
Les tsukumogami, ou "esprits des objets", forment un peuple étranges, et dont les membres peuvent revêtir bien des apparences. Les mythes disent d'eux qu'ils sont des objets ayant plus de cent ans, et autorisés par les dieux à devenir vivants.
Cette race, en réalité, se reproduit par parasitisme. Un tsukumogami désirant en créer un autre doit déposer un petit morceau de son propre corps dans un objet, aussi banal qu'une sandale ou aussi prestigieux qu'une épée, peu importe. En quelques heures, le morceau semble fondre, et s'insinuer dans l'objet contaminé. Les tsukumogami ne peuvent reconstituer leur corps sous leur forme originelles, et créer trop de leur semblables finirait par les détruire. Pour cela, ça arrive assez rarement, et cette race n'est pas aussi nombreuse qu'on pourrait le croire, par rapport au nombre d'objets dépassant le siècle. Cent ans, c'est le temps d'incubation nécessaire, pour que la vie contenue dans le morceau déposé prenne possession de l'objet, et par le biais de la magie résiduelle déposée en même temps, mute cet objet. Il acquiert alors des membres et des organes extérieurs, en fonction de la puissance de son "géniteur" et du hasard, et prend vie, capable de bouger, de parler, de voir et d'entendre. Capable de se reproduire, s'il le souhaite.
Au bout de cent ans supplémentaires, il devient adulte, et peut alors prendre la forme d'une créature vivante, humain, mythique ou animal. Il en aura le fonctionnement, mais non les pouvoirs éventuels. Certains maîtrisent ce choix, pour d'autres il semble relever du hasard ou de la familiarité.
Les tsukumogami sont solitaires et ne forment pas vraiment de société. Rares sont ceux qui demeurent un siècle auprès d'un objet pour le voir naître. A la naissance, leur caractère est comme celui d'un enfant, et leur esprit centré sur eux-même, mais ils sont capables de se socialiser si on leur apprend comment faire.
Leurs formes sont extrêmement variées, bien que toujours en rapport avec l'objet support, et leurs pouvoirs le sont aussi. Ils semblent posséder des capacités liées à ce qu'ils sont. Ainsi, certains possèdent la solidité de leur objet, d'autres les connaissances contenues, et d'autres la magie d'un artefact, ou même le pouvoir que la croyance prête à un objet, qui influe de manière inconsciente sur la créature en devenir.. Leur durée de vie dépend elle aussi de leur matériau, et un tsukumogami de papier vivra souvent moins longtemps qu'un autre de métal.
04.02.18 21:23
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*fait le petit coucou du plaisir*

Comme toujours je trouve tes personnages attachants et intéressants, et ce dernier l'est tout autant ! J'ai vraiment adoré lire ta plume et le caractère d'Amalthée m'attire franchement ! Bon courage pour l'écriture de la race, j'ai hâte de te lire *^*
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05.02.18 4:56
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Mythique Femelle
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Merci beaucoup <3

Je pense avoir terminé, si il y a besoin de faire des changements aucun problème évidemment ^^

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05.02.18 10:49
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Coucou,

Fiche intéressante, race qui l'est pas mal aussi.

Mais il y a peut-être un petit détail à côté duquel tu as du passer, il se cache dans la FAQ et cela concerne les anciens dieux comme Apollon. Je te cite le texte ici :

Citation :
Q : Quelles places ont les dieux anciens et les vieux panthéons (grecs, égyptiens, nordiques, etc.) dans ce monde et qu’étaient-il exactement ?
R : Et bien, tous ces panthéons ont bien existé dans de nombreuses cultures, que ce soit les mythes des anciennes civilisations méditerranéennes (grecs, romains, perse, etc.), les dieux nordiques, les divinités précolombiennes, les kamis japonais ou tout autres êtres divins. Il s’agissait tout simplement de mythiques qui usaient de magie ou de leurs capacités raciales pour manipuler les humains et se faire passer pour des dieux. Il ne s’agit donc pas non plus de races à part entière mais bien de regroupement de mythiques de différentes espèces liées à un but commun. Autant dire que de nos jours, ces vieilles pratiques ne sont pas vues d’un bon œil sur Saol Eile.

Et ces vieilles pratiques sont de notoriété publique. Cela amène deux points à préciser:
-D'où viennent les capacités divinatoires de ton perso ? Elles sont possibles mais mettons nous d'accord sur leur origines et leur fonctionnement.
-Comment elle a réagi en l'apprenant ? Car en venant sur Saol Eile, elle a dut forcément apprendre la vérité, surtout si elle a étudié l'histoire et connait donc la version mythique réelle des faits.

Après, cela peut amener plein de choses amusantes si pendant des siècles, elle a prit Apollon pour un dieu pour découvrir que c'est juste un arnaqueur, on peut même jouer dessus, cela la race de ce dernier, il est peut-être même encore vivant ^^ (tu peux même en faire un prédef)
05.02.18 15:30
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Arf, autant je me souvenais que les anciens dieux étaient en fait des mythiques, autant j'ai oublié que c'était si connu ^^' J'ai ajouté quelques lignes, pour préciser ce qu'elle en pense, à la fin de la psychologie ^^ (Et oui, j'espère bien voir un jour "Apollon" joué sur le forum !)

Pour ses capacités de divinations, ça vient simplement du fait que la phiale était un outil utilisé par la Pythie pour servir de support à ses visions, cumulé à la magie inhérente à la race, ça a influé sur le pouvoir d'Amalthée. Je l'ai précisé aussi, du coup, dans son histoire, au passage de sa naissance. Et juste pour être sûre qu'il n'y a pas de confusion : elle ne divine pas directement (je n'arrivais pas assez à distinguer ça des pouvoirs des Oracles ^^'), elle renforce les pouvoirs des autres Smile

Dis-moi si il y a encore des choses à changer, et encore merci pour tout ^^
05.02.18 15:43
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Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Saol Eile et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants. Nous te demanderons aussi d'aller recenser ton Métier cela serait pratique. Si ce n'est pas ton premier personnage parmi nous, merci de nous le signaler dans le Registre des Multiples Personnalités.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Notamment, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup  Embarassed ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^
Nous avons aussi le Centre de Messagerie pour les rps de type "épistolaires/mail/sms". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage Wink

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, demander des lieux, trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration...etc.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.

Le staff te souhaite la bienvenue !
05.02.18 16:06
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05.02.18 16:14
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